‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actesChapitre 53 sur 92 · OU A 0 1 A H · texte numérisé non relu

OU A 0 1 A H

Moi , je vous achèlerais un régiment, que vous auriez la faculté de haranguer du matin au soir.

TREVOR

Merci !

BERTHKL.

Et moi, pour vous délasser, au contraire, je vous donnerais une forêt giboyeuse à tout gibier.

O mes braves amis! cœurs du bon Dieu! vous ne trouviez rien d’assez beau, n’est-ce pas? rien d'assez riche pour votre cadeau royal ? Vous le mesuriez, non à votre pouvoir, mais à votre vouloir, infini comme votre amitié. Avec la foi généreuse des petits enfants, vous ne chicaniez pas votre rêve, et, volontiers, vous m’auriez offert le trône du monde ou quelque étoile du ciel. J’en suis fier et touché, amis, de cette grande reconnaissance, qui est pour moi le don véritable, le don hors de prix. Mais, puisque vous tenez à ce que j’en aie un témoignage matériel, voulez-vous, pendant que nous sommes seuls et en famille, que je vous dise ce qui, venant de vous, me ferait surtout grand plaisir?

B ER T n E L.

C’est ça! ah! vous nous tireriez d’un fier embarras!

OBADI AH.

Quelle chance! oui, parlez, on vous écoute.

TREVOR

Asseyons-nous donc, (il s’assied sur une table, les jambes pendantes. Tous les pauvres s’étagent et se groupent familièrement autour de lui, debout, assis, agenouillés, couchés à demi, dans des poses d’intimité et d’attention sérieuse et recueillie.) Je remarque, mes enfants, que chacun de vous avait choisi pour moi ce qu’il préférerait pour lui-même : vous, Übadiah, un régiment; vous, Sammy, des habits splendides

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