FL AV
0 pauvre avocat dès pauvres! je voudrais, par pitié, vou s dérider un peu! Mais connaissez-vous seulement la couleur du rire? Pouvez-vous, comme nous, vous moquer du monde et de vous-même? Comment faites-vous pour être toujours si sérieux et si triste?
TREVOR
Comment faites-vous pour être toujours si gai et si insouciant, vous, comte Flavio? Votre jargon est français, votre nom italien et votre collerette espagnole. Mais votre esprit est à vous. Comment ne voit-il qu'une face des choses? Ce n’est pas moi qui suis triste, c’est le sort. Ce n’est pas moi qui suis sérieux, c’est la vie. Il peut être amusant d’embrasser de gré ou de force une fillette ; mais il n’est pas risible de causer la mort d’un homme.
FLAVIO
Ah! oui, le pauvre Dickson, mon porteur de torche. Il a été tué. Que puis-je y faire?
Et que peuvent faire aussi, milord, la mère, la veuve et les petits enfants de Dickson? Tenez, regardez, les voici, (tous s’écartent. On voit Lilias et Margaret amenant deux femmes et deux petits enfants.)
FLAVIO
0 malheur !
TREVOR
, Et maintenant j’achève mon prêche! Nous disions, mes enfants, que vous ne saviez que faire de l’obole de vos épargnes.
Eh bien ! amis, je tous la demande pour ce» pauvres femme». Allons! vous, à qui la souffrance enseigne la charité ! allons! les pauvres, secourez les pauvres!
TOUS
Oui, oui ! Prenez, maître, prenez et donnez.
TRESOR, aux Écumeurs.
Et il ne vous est pas défendu d’imiter les pauvres, Messeigneurs.
FLAVIO
Jour de Dieu ! voilà le restant de mes mille livres.
LUCIAN ET LES ÉCUMEURS, donnant leurs bourses, leurs Colliers, leurs bijoux.
Tenez ! tenez ! prenez !
TREVOR, à la veure.
Voilà du pain ! remerciez Dieu qui vous l’envoie I
TOUS
Vive Trevor !