ACTE III
TREVOR
Essayez.
SIR JAFFRAY.
Vous avez pris toute liberté. Monsieur, au milieu de la noblesse, à la fête que je donnais. Me laisserez-vous les mêmes droits parmi les pauvres à la fête qu’ils vous donnent ?
TREVOR
Assurément.
SIR JAFFRAY.
J’ai réponda à toutes vos questions. Répondrez-vous aux miennes ?
fjOBYOR.
Oui.
EFFLAM, «'élançant.
Non ! non 1
TREVOR
Efflam ! que voulez-vous, mon enfant?
EFFLAM , cherchant «es mot» avec désespoir.
Maître !... ils sont venus... chez vous... ils ont... ils ont... Ah ! je ne peux pas !
BERTHEL
Mais je suis là, moi, je vais expliquer...
MARGARET
Georges ! prends garde ! sir Jaffray te tend un piège !
SIR JAFFRAY.
Ah ! l’on a donc peur de la vérité !
TREVOR
Ma mère! est-ce que vous ne savez pas bien que l’honneur de votre fils défie tout regard et toute haine ! (a sir jaffray.) Allons ! voyons, vous, parlez !
SIR JAFFRAY.
Monsieur, vous avez admirablement démontré tantôt l’innocence de Gilbert, non-seulement à ses juges, mais à moi, son accusateur. Toutefois, j’aurais encore quelques doutes à éclaircir. 11 est d’abord une coïncidence bizarre que vous n’avez ni fait remarquer au tribunal, ni remarquée probablement vousmême. Vous avez, tout comme Gilbert Talbot, connu mon
L’AVOCAT DES PAUVRES
parent lord Windall, et vos initiales sont précisément les mêmes que celles de votre client, désignées dans les papiers du comte.
TREVOR
En effet.