SCÈNE VIII
HARIETT, ROBINSON.
HARIETT, à elle-môme.
En vérité, j’ai beaucoup voyagé quand j’étais jeune,., mais jamais je n'ai rencontré auberge où l’on eût tant ae peine à se faire servir !
RORINSON, à part, écoutant à la porte de son maître,
11 est allé sc recoucher, bon !
HARIETT, se retournant.
Eh bienl M. John Griic *... Ah! il est parti !..
* Robinson, Hariott.
l’avocat dd diable.
ROBINSON, qui est revenu derrière la table.
Si Mademoiselle...
HARIETT, se retournant et l’apercevant.
Tiens, c’est vous ?
ROBINSON, souilant, et à demi voii.
Oui, c’esj moi!.. Je dis si Mademoiselle voulait passer dans son appartement...
HARIETT.
Non, je suis très-bien ici.
- ROBINSON
Le jour y est plus beau.
HARIETT.
Donnez-moi donc ce que je vous ai demandé.
ROBINSON
Voici, Mademoiselle... (il place sur la table un encrier, des plumes et du papier qu'il prend sur un petit meuble entre la fenêtre et la porte de
gauche.) Mais pas de bruit, s’il vous plaît.
HARIETT.
Oui, oui, à cause du malade! fort bien!.. Retirez-vous.
(Elle se met à êcrir.e)
ROBINSON, à part, et tendant le poing vers la fenêtre *.
Vilain bossu! tu lui aurais vendu cela... au moins... douze schellings !.. je te fais du tort !.. cela égaye mes derniers moments... en supposant que... mais je ne pense pas... Oh! non,
non ! (U sort par le fond.)