Cantharides
Les cantharides ( Lijtta ou Cantharis vesicatoria) ont, de tout temps, été considérées comme ayant une action aphrodisiaque; il n’y a donc pas lieu de s’étonner de trouver leur nom parmi ceux des substances abortives.
Laurent cite le cas suivant (2) :
Une fille âgée de vingt ans aurait pris, pour se faire avorter, une dose de poudre de cantharides évaluée à 0gr,30. L’avortement se produisit le lendemain. La mère mourut rapidement.
Hofmann dit (3): « Dans les cas rares où les cantharides ont été prises comme abortif (4), la mort de la mère est survenue avec ou sans avortement. Les symptômes violents d’irritation du canal digestif, qui suivent l’ingestion des cantharides, rendent compte de la possibilité de l’avortement dans le cours de l’intoxication. Mais il n’est pas prouvé que les cantharides aient une action spéciale sur l’utérus, et surtout que des doses non toxiques, même répétées, puissent provoquer les contractions de cet organe. »
(1) Fenerly, Empoisonnement par le camphre employé comme moyen abortif {Bulletin de thérapeutique, 1859, t. LVI, p. 343).
(2) Laurent, De V avortement par empoisonnement. Thèse de Paris, 1875. Obs. XVIII, p. 35.
(3) Hofmann, Nouv. Éléments de médecine légale, trad. franc., 1881,
(4) Les, Vierteljahrschrift für ger. Med., 1868, N. F., IV.
CAUSES DE L’AVORTEMENT NATUREL