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Écoulement consécutif à la manœuvre abortive

Quand on a pratiqué la ponction de l’œuf, il y a parfois -écoulement du liquide amniotique, mais ce n’est pas la règle absolue, et souvent, je dirais presque en général, la femme ne perd aucun liquide au moment de la piqûre.

A cela on peut assigner deux raisons. D’une part, si l’avortement est précoce, le volume de l’œuf est peu considérable, et la femme ne sera qu’à peine mouillée par le peu de liquide amniotique qui existe à ce moment. Si, au contraire, l’avortement est pratiqué à une époque plus avancée de la grossesse, il peut arriver qu’il n’y ait pas parallélisme entre la piqûre de l’œuf et l’orifîce du col ; dans ce cas, les membranes, s’appliquant sur la paroi de l’utérus, obturent la perforation et le liquide amniotique ne s’écoulera qu’au moment des premières contractions, lors de l’établissement du travail.

L’écoulement sanguin, au moment de la tentative d’avortement, est d’ordinaire nul, et l’hémorragie ne vient que

plus tard. Dans certains cas, où l’avortement avait été pratiqué avec une sonde, on a constaté la présence d’un petit caillot dans l’œil du cathéter.

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