SCENE I
PAQUETTE
Mam'selle , mam'selle !... La v'ià qui se sauve, pnrccfju'eUe a cru entendre son prétenilu ! Estelle étonnante !... C'est vrai que c testament de défunt son parrain Bertaud est bien drolc! Faire deux parts de sa maison et de sa manufacture de porcelaine; et, comme la maruifacture e'it le meilleur lot, dire que celui de ses neveux qui la choisira sera forcé d'épouser en même temps sa filleule, ou sinon, de lui donner une (lot de trente mille francs. Mademoiselle Honorine a beau être orpheline t^X n'avoir pas de fortune... c'est ennuyeux tout d' même , pour une ilemoiselle, d'être comme ea ballottée entre deux héritiers!... Ileurcir^enient fpie le plus gentil des ileux, M. Hippolyte Mnraudier, est arrivé; hier soir avant l'autre... qu'il est malin m diable, que M. Uuniarais, le tuteur de mademoiselle, le proté;;e... et comme M. Dumarais est un ancien avoué , et {|u*ii enleiut les affaires, il trouvera bien le moven d' renvoyer l'autre héiilier à ses pommes... M. Eustache Niçois, im Normand renforcé, marchand de cidre à Falaise... comme \:.i irait à mam'selle, qui a été élevée rlan^ le nu'illiur pensionnat de Ponloise... tandis <pie .\|. Marauflier, le Parisien, m'a pro-
mis, qu'aussitôt son mariage avec mam'selle, je serai femme de chambre, j'aurai des tabliers de soie, j'irai -à Paris , et je verrai le bélitrc <!c Luxor î Décidément il faut qu'il épouse niarn' selle et la manufacture, n'y a pas à dire, ou j'y perdrai mon nom dePaquette Amelot.
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