COMPOSITION
donc tous les pasteurs en ville et ceux de la campagne, au nombre, en 1543, de huit à la ville et dix à la campagne.
Dès la fondation de l'Académie, en 1559, on fit entrer dans la Compagnie les professeurs de théologie (d’abord au nombre de trois et plus tard de cinq, quand la Faculté était au complet) et les professeurs de belles-lettres et de philosophie (qui comprenait les mathématiques). Les titulaires de ces deux chaires pouvaient être laïques. Aussi, en 1754, la Compagnie comptait-elle cinquante et un membres,
pag P dont vingt-sept siégeaient au banc de la Ville f, soit : quatorze pasteurs (sur lesquels quatre à demicharges®), cinq professeurs en théologie, quatre professeurs de lettres ou de philosophie (qui pouvaient être des laïques). le principal du collège et le bibliothécaire (qui étaient des pasteurs), enfin, deux pasteurs émérites. D'autre part, vingt-quatre pasteurs siégeaient au banc de la Campagne *, soit : quatorze pasteurs en charge, deux pasteurs émérites et deux Genevois à l'étranger, agrégés au Corps; le
1 En séance de la Compagnie il n'y avait pas de droite ni de gauche; mais la droite était occupée par les pasteurs de la Ville et la gauche par ceux de la Campagne, soit des champs.
* Il y a eu, sinon dès l’origine au moins dès le XNIIe siècle, des places à demi-charges, c'est-à-dire que deux charges entières étaient desservies par quatre hommes. C'étaient quelquefois des professeurs qui joignaient une demi-charge à leur chaire, ou bien des pasteurs âgés; quelquefois simplement des pasteurs qui, pour une raison ou pour une autre, préféraient n'avoir qu'une demi-charge. En 1690, on en parle comme d'une coutume qui date de temps immémorial. — Reg. de la Compagnie, {. p, passim.
8 En 1754, les postes de la Campagne étaient : Céligny, Genthod,
Saconnex, Satigny, Dardagny, Chancy, Cartigny, Onex, Bossey, Neydens, Jussy, Chêne, Vandœuvres ct Cologny.