ROBERT, GERMAIN
C'est Edouard, c'est lnj-mêmc Qui près de nous est revenu.
Pour le pays, bonheur exlrûme !
Qui jamais s'y s'rait attendu?
EUGENIE CALIG.VAC-
O ciel! oui , c'est lui-même! C'est Edouard, c'est lui-mûme! Comment donc est-il revenu? Je ne l'ai que trop reconnu ; Cruel jnoment! tronljje extrême! Ma surprise en est extrême, Ali! combien mon cœur est ému! Comment diable est-il l'cveuu ?
MATHIEU (à Calignac, à pari).
Mais , c'est le jeune homme à la lettre, . .
CALIGNAC.
Tais-toi, bavard infernal!
MATHIEU
A qui vous m'avez fait remettre Yotre lettre du Portugal.
Ensemble.
CHOEUR. EUGÉME. CALiGNAC.
C'est Edouard, etc. O ciel! etc. C'est Edouard, etc.
CALIGNAC.
Encore un de plus , pour un héritage qui va en reculant ; et notre cher cousin ?
EDOUARD
Vous ne ie verrez plus... et depuis ce matin, c'est moi qui l'ai remplacé ; c'est moi , mon cher cousin , qui ai reçu ici toutes vos confidences.
EUGÉNIE
Vous?
EDOUARD
Oui, Eugénie, c'est moi que mon loyal cousin avait marié; moi qu'il avait fait voyager; moi que vous avez rendu au bonheur , et qui n'avais jamais cessé d'être digne de votre amour.
CALIG^'AC.
Gomment) cousin.''
MATHIEU
Me voilà dégrisé sur mon eau de Jouvence. . . . (// tire la bouteille de sa poche et la remet sur la table ) EDOUARD.
Je rapporte ici le testament de mon oncle.
CALIGNAC.
Silence I
Aucun de ses parens n'y est oublié.
CALIGNAC.
Digne homme'.. • .
EDOUARD
Vous , Calignac de Monlauban , il vous accorde deux mille livres de rentes . . .
CALIGNAC , S avançant vers Edouard.
Ah ! cousin ! . . .
EDOUARD
Je vous en ai remis ce matin , les fonds en papier. Vous savez que nous avons toujours notre petit traité ensemble ; notre contrat. . .
CALIGNAC.
Ah! le contrat? le cousin veut rire. L'acte n'était pas conclu ; et puis . . . , il était même nul , aux termes de l'article 944 • • • J'ai peut-être bien eu quelques torts. . . union et oudU, c'est ce que je vous demande, cousin , je vous tiens quitte du reste.
EDOUARD
Allons, mes amis, je suis venu parmi vous sous les traits et le costume de mon oncle : si vous êtes tous heureux, je croirai l'avoir vraiment remplacé.
EUGÉNIE
Oui , le voilà ! celui que j'aime.
Mon cœur, mon cœur l'a reconnu !
TOUS
Oui, le voilà! celui qu'elle aime.
Oui , notre cœur l'a reconnu.
ETTGÉNIE ET LES CH(KI7BS.
Avec Edouard, le bonheur même Auprès de nous est revenu,