‹ L'eau de jouvenceChapitre 9 sur 22 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les M^"-^---iî!DOLIARD, sous le costume d'un vieillard s' avani^ytZ^^'^ent, soutenu ,?r/r GERMAIN et ROBERT.

^ Suite du morceau.

TOUS

Oui, le voici lui même *

i parent | oncle > qu'on aime Maitre ) Il revient parmi nous, Que ce moment est doux.

EDOUARD

Oui mes amis , mes bons amis , j'arrive, Après vingt ans, me voici de retour; Comme la vôtre, oui , ma joie est bien vive Si j'ai conserve votre omour.

CALIGNAC {lui présentant Eugénie).

Cher cousin, voici votre nièce, Elle a droit à votre tendresse; Et moi , je suis votre parent Jean Calignac de 31ontauban.

ÉDOUABD.

Approchez-vous, ma jeune amie , Yos soins embelliront mes jours.

EUGÉNIE

Ah! mon oncle, comptez toujours.

Comptez sur l'amour d'Eugénie.

ROBERT [bas à Edouard).

L'aveu de pareils scntimcns.

Quel triomphe pour la vieillesse!

EDOUARD (à part).

Il me fallait des cheveux bbmcs, Pour avoir droit à sa tendresse.

( ts)

CAUGNAC.

Vous voyez en moi, cher parent, Jean Calignac de Montauban.

ROBERT

Vous l'avez dëjk dit.

CAUGNAC.

Je le re'pète encore ; Car, je ne veux pas qu'on l'ignoi'e.

C'est d'un grand intérêt p)Our nous.

TOUS

Oui , c'est lui , c'est lui-même , Ce bon oncle qu'on aime, etc.

CALIGTiAC , courant chercher un fauteuil. Voici un fauteuil, asseyez-vous, cher cousin, vous devez être fatigué. . . {A part. ) Dieu ! comme il est casséi ( Haut) Mais le cousin n'est pas à son aise. . . {Appelant.) François, Germain... un oreiller! deux oreillers, vile donc . • . ( Germain sort. )

EDOUARD

Non, non, il n'en est j)ns besoin. . • je suis on ne peut mieux . . si ce n'est. . . Oh ! la goulte !..

CALIGNAC.

M^îs donnez donc un tabouret pour mettre sous les pieds de mon cousin. '

ÉDOTDARD.

Vous aimez votre oncle, Eugénie, tant mieux, tant mi>eux , j'ai besoin d'être aimé. . .

CALIGNAC.

Eh! bien, cousin! vous ne pouviez mieux vous adresser qu'à nous, pour cela, et bientôt nous serons pius encore pour vous aimer; car votre nièce Eugénie, nous allons la marier.

ÉDOUAAD.

La marier!. . .

CALIGNAC.

Om , arec moi, Calignac de Monfauban.

( lEdonard fait un mouvement. ^ ÉUGÉNIfi.

Qu'avcc-vous donc , mon oncle ?

ÉnoUARD.

Rien. . . une espèce de frisson.

CALIGNA.C, à Robert.

Fermez donc celte fenêtre. . . cela établit un courant. • . Mon cousin arrive de Lisbonne ; et quand on sort d'un endroit chaud , il ne faut pas se mettre entre deux airs. ROBERT , à part.

L'imbécille ! comme si le Portugal était dans l'antichambre. {Il sort.)

CALIGNAC.

Une fois l'époux d'Eugénie, quel plaisir sera le nôtre. Nous vivrons tous en famille ; vous serez environné de nos soins. • . nous vous offrirons noire bras pour la promenade. . . le soir nous ferons la petite partie ensemble... une lecture choisie. . • quelques romands nouveaux- . . il y en a de très-bons, de très -agréables pour la vieillesse... en gros caractères • • • J'en ai fait collection , à votre intention , cousin.

EDOUARD

Mille remercimens , mon cher . •

CALIGNAC.

Calignac de Montauban . . . mais il est vraiment inoui qu'on n'ait point apporté ces oreillers. Pardon, cousin, j'y vais moi-même-. - je serai sûr au moins- - - oh ! les domestiques! les vils mercenaires ! pas la moindre attention pour un respectable vieillard. . - Je cours à mon appartement , cher cousin , je reviens à l'instant- - . ( à part.) Il est bien cassé , bien cassé. ( // sort.)

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