‹ L'eau de jouvence: suite de CalibanChapitre 11 sur 92 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ner de peine pour les faire brûler? Ils n'avaient pas tort au fond de dire que toute l'Église militante n'est qu'un tas de réprouvés. Définitivement, le jeu que nous jouons est immoral. On se lasse de soutenir un Dieu qui s'abandonne et rend si peu de choses à ceux qui sacrifient leur popularité pour

lui.

LE BARON

C'est vrai ; prenons garde cependant qu'on ne nous entende. En servant la bonne cause, nous servons un ladre vert, qui nous paye mal ; mais, si nous quittons son service, nous ne serons plus payés du tout. Adieu, baronne, silence et discrétion. Je vais voir nos amis et tâcher de trouver avec eux des moyens pour faire sortir notre Prospero de la compagnie de ses cornues et de ses alambics. Quel homme, mon Dieu! Jamais la nature n'avait créé un pareil hirco-cerf!

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