‹ L'eau de jouvence: suite de CalibanChapitre 40 sur 92 · DURANTI · texte numérisé non relu

DURANTI

Jusqu'ici, nous n'avons pas encore vu de telles femmes, et certes il faut qu'il y en ait. On dit qu'elle dispose des bénéfices; ma foi, il n'en fut jamais fait meilleur usage. La beauté de la femme est un art, un art qui coûte cher ; il faut bien en payer les frais. Ne croyez-vous pas qu'il vaut mieux réaliser un tel prodige que d'avoir là consolation de penser qu'il y a quelques moines de plus à la portion congrue, assommant le ciel de leurs patenôtres?

AGIUCOL.

Oui, les revenus ecclésiastiques devraient tous être employés à défrayer la toilette de jolies femmes et à pensionner des gens d'esprit.

MAIFFHEDI.

Mais cet Arnaud, que fait-il en tout cela?

AGIUCOL.

Dieu sait. On dit qu'il sert au pape pour ses expériences sur l'immortalité de l'âme.

MAIFFREDI.

Il n'y croit donc pas?

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