‹ L'eau de jouvence: suite de CalibanChapitre 61 sur 92 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Peux-tu croire des fables répandues par un public illettré? L'arrêt de la mort est sans appel ; ce que je fais est plus humble, mais plus vrai.

SIPFROI, à part.

Il cherche à m'échapper. (Tout haut.) Quoi ! tu veux me faire croire que ces fournaises ardentes, ces chaudières, ces cylindres aux immenses bras d'airain servent seulement à produire quelques gouttes de vin concentré ! Non, tu brasses la vie et la mort. La vie et la mort appartiennent à l'empereur mon maître. Comme roi d'Arles, il est ici ton souverain : réfléchis. Tout ce qui peut s'appeler sentimentalité est sévèrement banni de notre politique. Tout dernièrement , nous avons donné une bonne leçon aux Souabes. Nos diplomates et les leurs dînaient ensemble; tous, vers la fin du repas, roulèrent sous la table. Mais notre supériorité est que nous ne perdons jamais entièrement la tête. Sous la table, les nôtres tirèrent des

Souabes des confidences et leur firent signer des

conditions que ces imbéciles ne purent s'expliquer

quand ils furent dégrisés.

n lit

PEOSPBRO.

Attends, tu verras ce que je fais, et prendras ainsi la mesure de ce que je ne fais pas.

Siffroi Ta s'asseoir i côté de Léolin. Us se regardent beaucoup l'un l'autre

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