‹ L'Eau de Mer en Ingestion dans les Dyspepsies: Son Influence sur la Sécrétion Gastrique et l'Excrétion UrinaireChapitre 29 sur 37 · P'ON · texte numérisé non relu

P'ON

ÎIFFÉRENCES J) en ces 32 jours

+ normal — abondant + 0,80 + 0,31 + 0,82

APRÈS L'EAU DE MER 200 grammes pendant G jours.

200 ce.

jaune rouge normale rapide

malières bien divisées

présence nelle

lraces abondants

1.000 1.018 acide limpide normal 15,00 0,85 10,64 D) ( traces légères

65 kil, 200

DIFFÉRENCES depuis ces 6 jours.

— acide.

+ rapide + digéré

"+ + acide

DIFFÉRENCES depuis le début.

— acide + rapide + digéré + 0,300 (Ù + 0,280 + 0,310 + 0,620

Le + avide + normal

— abondant

+ 2 kil. 800

9 novembre : L'élat s'est légèrement mais nettement amélioré pendant ce mois. L'appétit est augmenté et le malade trouve qu'il digère un peu mieux la petite quantité de lait qu'il prend avec plaisir et qu'il garde. Les vomissements ont pour ainsi dire cessé (un seul depuis un mois). Pas de pyrosis. Beaucoup moins de renvois qui sont aussi moins mauvais.

12 novembre : Le malade prend, à huit heures du matin, un repas d'épreuve qui est retiré à neuf heures, et l'on prélève un échantillon des urines. Le même jour, on double la dose d’eau de mer : 200 grammes.

17 novembre : Etat général amélioré aux dires du malade. Essoufflement bien diminué. Trois ou quatre quintes de toux seulement par jour. Crachats peu modifiés. Mêmes signes à l'auscullation ; râles ronflants et muqueux légèrement diminués. Davantage d’appélit et moins de dégoût pour le lait. Presque plus de renvois, qui n'ont plus de mauvais goût. Creux de l'estomac presque insensible; encore quelques contractions. Pas de diarrhée ; peu de vents. On cesse l’eau de mer. Puis, vingt-quatre heures plus tard, nouveau repas d'épreuve et analyse d'urine. Poids : 65 kilogr. 200.

29 novembre et treizième jour après la cessation du traitement, L'amélioration s'est maintenue jusqu'au 28 novembre. Dans celte période, pas un seul vomissement, pas un seul renvoi; l'appétit est bon sans être exagéré ; l’élat général reste stationnaire; constipation opiniâtre. Dans la nuit du 28 au 29, crise gastrique extrêmement douloureuse ; le malade est obligé de s'asseoir sur son lit. A notre arrivée, il nous réclame un nouveau traitement à l'eau de mer qu'on lui prescrit (100 grammes) à dater du 30 novembre. Pendant cette quinzaine, P..., qui ne pèse plus que 62 kilogr. 900, a donc perdu 2 kilogr. 300.

10 décembre : Depuis la reprise de l'eau de mer, les phénomènes douloureux reparus se sont de nouveau amendés peu à peu. Actuellement, P... ne se ressent plus du tout de la dernière crise ; il a regagné en quelques jours ce qu'il avait perdu pendant l'interruption du traitement.

L'état parait même encore meilleur que le 17 novembre et le malade commence à manger des blancs de poulet, chose qui ne lui

An

était pas arrivée depuis plus de six mois. La douleur épigastrique est à peine perceptible à la palpatlion. Langue bonne. Bouche excellente. Respiration bien plus libre; moins d'expectoralion. On porte la dose à 150 grammes.

Nous n'avons pas eu de renseignements depuis cette époque.

OgservarTioN XXI (personnelle).

Recueillie dans le service de M. le D' ARNOZAN.

Dyspepsie hyposthénique. — Eau de mer pure. — Amélioration. — Reprise du traitement suivie d’une crise d’hypersthénie.

Antoine L..., 55 ans, manœuvre. Salle 14, lit 24.

Entré le 9 novembre 1906 pour une maladie d'estomac.

CommÉMoraTIFs. — 1° Antécédents héréditaires : Père et mère morts?

2 Antécédents collatéraux : Une sœur qui souffre parfois de l’estomac et vomit.

3° Antécédents personnels : N'a jamais été malade, à proprement parler; quelques douleurs rhumatismales. Ne boit pas beaucoup, mais autrefois prenait quelques apériltfs et trois ou quatre litres de vin, au moins, par jour. Fume beaucoup.

4° Histoire de la maladie : I y a sept ou huit ans, début des vomissements; ceux-ci étaient précédés de régurgitations acides et se produisaient un temps variable après le repas, selon la qualité et la quantité des mets ingérés. Ils contenaient des matières alimentaires non digérées et étaient suivis d'un assez grand soulagement. Ces vomissements revenaient d'abord Lous les deux ou trois mois, puis plus fréquemment toutes les semaines, tous les trois ou quatre jour*, enfin presque Lous les jours. Depuis trois ou qualre mois seulement, apparition de douleurs au niveau de l'estomac : brûlure, pyrosis, surlout après le vomissement. N'a jamais loussé.

Erar ACTUEL, — Le 5 novembre 1906, le malade entre chez le docteur Arnozan.

Etat général : Très affaibli, L... ne peut travailler; ses jambes ne peuvent le porter. Amaigri, surtout depuis sept ou huit mois; il prétend avoir perdu 4 livres le mois dernier. Figure plutôt congestion-

née. Caractère mobile et fantasque. Pas de céphalée, pas de fièvre; ne tousse pas, ne crache pas. Palpitations après les vomissements.

Rien au poumon, rien au cœur.

Appareil digestif. — Signes fonclionnels : Depuis une huilaine de jours les vomissements sont biquotidiens : au réveil et l'après-midi; ils contiennent des aliments à demi-digérés et du vin reconnaissable à sa couleur rosée, Pas de douleur au niveau de l'estomac, mais grande pesanteur. Pyrosis au moment des vomissements et régurgilalions acides comme du vinaigre. Langue assez bonne, à peine saburrale. Pas de diarrhée; au contraire, conslipalion. Pas de melæna.

Inspection : Ventre tantôt légèrement ballonné, lantôt excavé selon l'instant du dernier repas. Parois amaigries. Quelques ondulations péristaltiques.

Palpation : Pas de défense musculaire; peu de douleur, sauf une légère pointe dans l'hypochondre gauche. Pas de sensation d'induration. Clapotage et succussion hippocratique.

Percussion : Sonorilé exagérée. L'estomac commence à trois travers de doigt au-dessous du mamelon et descend à deux travers de doigt au-dessus de l'ombilic,

TRAITEMENT. — L'équilibre alimentaire du malade est assuré dès le 9 novembre. Suppression du vin et des légumes. À chaque repas, une soupe, un morceau de pain et un morceau de viande blanche.

11 novembre : Le 11, à huit heures du matin, repas d'Ewald qui est retiré à neuf heures; ou prélève un échantillon des urines. Puis nous commençons à prescrire l'eau de mer à la dose de 50 grammes avant chaque repas, deux fois par jour, pure.

12 novémbre : Augmentlalion de la quantité d'eau de mer : 100 grammes avant chaque repas.

1% novembre : La douleur et la pesanteur sont légèrement diminuées. Beaucoup moins de renvois. Un seul vomissement depuis le 11. Pas de diarrhée ; la constipation continue.

20 novembre : L'appélit, qui élait assez bon, devient plus considérable. L... dit « qu'il mangerait beaucoup ». Pas un seul vomissement; pas de pyrosis. Après le repas du soir quelques renvois comme du vinaigre; puis le ventre se ballonne et surviennent quel-

ques régurgilations acides. On ne trouve plus de douleur à la pression. Depuis deux jours, une selle quotidienne en diarrhée.

Le malade, qui s'exprime fort mal en français, explique que tout est amélioré sauf « les paquets d'eau » qui lui viennent à la bouche. Il est très content de la médication.

24 novembre : Quelques renvois; un seul vomissément nocturne. L... se plaint simplement de son ventre, qui gonfle toujours après le repas. ‘Autrement il dit aller mieux à Lous les points de vuë. La céphalée persiste très légère. Cessation de peau de mer.

25 novembre : Repas d'épreuve. On pèse le malade : 59 kilogr. ;

29 novembre : Le malade, qui souffre un peu plus, nous désole pour recommencer son traitement. Il a peur de souffrir, de vomir et ne souffre ni ne vomit quand il prend l’eau de mer.

L'appétit est cependant toujours excellent, énorme même. Poids : 58 kilogr. 100.

30 novembre : On donne l'eau de mer pour la seconde fois, mais seulement à la dose de 100 grammes. Notre malade, qui était un hypochlorhydrique et ne présentait pas d'HCI libre, est devenu actuellement un hyperchlorhydrique typique. Notre intention est de. voir l'effet que va produire l'eau de mer sur ce sujet considéré comme hyperchlorhydrique primitif; l'expérience est intéressante vu la sensibilité réactionnelle de L... à l'ingestion de la solution chloruréesodique naturelle.

10 décembre : Le résultat ne s'est pas fait attendre plus de huit jours. Après une période de constipation de plus en plus opiniâtre, qui ne cède ni aux lavements, ni au sulfate de soude, ni même à l'huile de ricin, L... tombe dans un profond affaissement puis vomil successivement trois fois dans la journée du 9 décembre. Cependant il est toujours affamé. Nous arrêtons aussitôt l'eau de mer et l'on donne une potion à l'eau chloroformée.

L'analyse des vomissements nous fournit les résultats suivants :

À = 3,900 Hs di

H = 2,100 acides lactique, butyrique.

C=:1090 peptones abondants.

Salle 14, lit 24: — Durée du traitement : 14 jours.

ÉLÉMENTS DOSÉS

| Aspect Acidité totale. . . .. HICMMETO RME HCIcoMDINe..

Chlorures fixes. . …..

Chlore lolal Rapport — Rapport Acide lactique. . ..

Acide acétique. .

Acide butyrique. ..

PÉDIDIE SRE,

nériolis ep 704

DÉSITINES EC OR

Sucre réducteur. .

Volume (24)... ..

Densité à + 150, ,.

Réaction

Aspect

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