‹ L'écarté, ou, Un coin du salonChapitre 20 sur 26 · I.ÉON , préoccupé · texte numérisé non relu

I.ÉON , préoccupé

Oui- . . oui. . tout à rheure. . » est-ce que tout le monde est allé souper.''

DUPARC , s^ approchant.

Sans doute . . . nous ne trouverons plus de places.

FORTUNÉ

Oh î nous en trouverons toujours. . (^montrant une petite porte à dmite vers le forul) , il y a là des gens qui ne soupent jamais.

LÉON

Comment ?

FORTUNÉ

Oui . . lu le sais bien . . dans le petit boudoir • . ce sont les fidèlles. .les dilettanti de l'écarté .. ah! si tu les voyais . . (^Léon s^esquioe , et entre dans le cabinet désigné par Fortuné. ) il n'y a que des billets de banque sur le tapis : c'est une coup d'œil magnifique, .je n'ai pas osé m'en approcher. {/ aperca'ani que Léon est sorti ) eh ! bien. . . où est-il ?

DUPARC

Ah! mon dieu , et moi qui croyais souper. . . il faut que j'aille parier contre lui. . . . c'est terrible d'être joueur à la suite. . . on est exposé à mourir de faim, comme si on jouait pour son plaisir.

// entre dans le cabinet où il a vu entrer Léon.

En ce moment, Durozeau sort de la salle ii manger: il tient à r.lia-

rtine de ses tnains un plat de culaille ou de pâtisserie , quil l'û pu/ter dans le salon des joueurs.

FORTUNÉ , seul.

Tiens, et Taufre aussi ! . . . sont- ils joueurs <lans cette famille-là!., sj^'osais. . {Il fait un mouvement comme s^U voulait les suii>re.) Non... non .. pas d'imprudence .. mademoiselle Alinii doit être à table.

Air : du poi de fleurs.

Debout , près d'elle , il faut que je me mette , Pour la servir , prodigue de mes pas ,

Je veux enrichir son assiette ,

De nieringiics et de nougats.

Oui , je serai le plus heureux des pages , Son serviteur, son domesticjue enfin ; Je ne veux rien pour cela ; mais demain Je lui demanderai mes gages.

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