I.ÉON , préoccupé
Oui- . . oui. . tout à rheure. . » est-ce que tout le monde est allé souper.''
DUPARC , s^ approchant.
Sans doute . . . nous ne trouverons plus de places.
FORTUNÉ
Oh î nous en trouverons toujours. . (^montrant une petite porte à dmite vers le forul) , il y a là des gens qui ne soupent jamais.
LÉON
Comment ?
FORTUNÉ
Oui . . lu le sais bien . . dans le petit boudoir • . ce sont les fidèlles. .les dilettanti de l'écarté .. ah! si tu les voyais . . (^Léon s^esquioe , et entre dans le cabinet désigné par Fortuné. ) il n'y a que des billets de banque sur le tapis : c'est une coup d'œil magnifique, .je n'ai pas osé m'en approcher. {/ aperca'ani que Léon est sorti ) eh ! bien. . . où est-il ?
DUPARC
Ah! mon dieu , et moi qui croyais souper. . . il faut que j'aille parier contre lui. . . . c'est terrible d'être joueur à la suite. . . on est exposé à mourir de faim, comme si on jouait pour son plaisir.
// entre dans le cabinet où il a vu entrer Léon.
En ce moment, Durozeau sort de la salle ii manger: il tient à r.lia-
rtine de ses tnains un plat de culaille ou de pâtisserie , quil l'û pu/ter dans le salon des joueurs.
FORTUNÉ , seul.
Tiens, et Taufre aussi ! . . . sont- ils joueurs <lans cette famille-là!., sj^'osais. . {Il fait un mouvement comme s^U voulait les suii>re.) Non... non .. pas d'imprudence .. mademoiselle Alinii doit être à table.
Air : du poi de fleurs.
Debout , près d'elle , il faut que je me mette , Pour la servir , prodigue de mes pas ,
Je veux enrichir son assiette ,
De nieringiics et de nougats.
Oui , je serai le plus heureux des pages , Son serviteur, son domesticjue enfin ; Je ne veux rien pour cela ; mais demain Je lui demanderai mes gages.