SCENE XXI
Les Mènes, MADELEINE.
Madeleine , entrant de gauche.
Vous me faites appeler, monsieur?
BARBEZIEUX
Oui, mon enfant, pour vous signifier quo la duchesso, la comtesse, ma femme et moi... nous voulons vous marier. Madeleine.
Mc marier ? encore ! mais je ne veux pas.
juUBrrR et mathildb.
Bravo !...
BARBEZIEUX
Nous sommes quatre qui voulons vous unir; mais tous lus quatre avec le même conjoint, bien entendu... avec lejeuue homrao ici présent.
MADELEINE
Avec luil c’est bien différent. J’accepte.
MATIIILDB et JILÇTTB.
Elle accepte ?...
ciiristophb, bas à Mathilde et à Juliette. Nous sommes pris. { Bas à Juliette.) Faut-il refuser ?
JULIETTE, bas.
Mais... c’est me perdre 1
Christophe , bas ù Mathilde.
Faut-il diro non ?
MATHILDE, bas.
Mais c’est me compromettre.
Christophe, à part.
Bien.
BARBEZ1BUX.
Eli bien, monsieur?
Nous attendons I
LA DUCHESSE
CHRISTOPHE
F.h bien... j’accepte !...
janvier , « part.
Nous acceptons. (Il vient, sans être vu, se placer ù droite.) TOUS.
Ah!
JULIETTE, ta».
Merci. (Haut.) Et voici volro nomination.
matiiilde, que son mari a prise A part et à qui il a donné «a portefeuille. Bas.
Merci. (Haut.) Et voici la dot de votro femme.
Christophe, à Madeleine.
Eh bien ! quo dis-tu do mon moyen de parvenir?
MADELEINE
Mais ce moyen , quel est-il?
CHRISTOPHE
Parbleu !... c’est...
L’ECIILLLU i FEMMES,
MABELEINR.
C'cilT...
aiRiSToniE.
Je te le dirai quand tu seras nu femme.
bahbezibix, apercevant Janvier .
Comment ! tu es encore là 1
janvier, lu) présentant F ombrelle de m femme. J’ai retrouvé mon parapluie ! da (la la b da da I
ENSEMBLE
Au. de Lucrèce Boryio (Les beu* foui la poire).
caunonL
Par mon audaco et mon adresse J’ai gsgné mon gradé et sa main,
J’ai le bouteur et la richesse,
Et je put* bra>or le destin.
barbeeieux.
Chacun m’a vu par mon adresse Conjurer le mauvais destin ;
Christophe épouse sa maîtresse,
Et je puis respirer enfin.
jasviu.
Je trouve an lien d’une maîtresse Une sieur qui me tend les mains ;
Je m'abandonne il cette ivretse Qui rentre miens dans mes moyens.
■UOELEIKE.
Par son audace et sin adresse Christophe a su gagner ma main ;
Avec «on ravir et sa tendresse,
Je brave à jamais le destin.
JULIETTE et Mt TUU.DE.
Oui, je dois eacLer ma tristesse.
Je dois déguiser mon chagrin;
Car c’est pour sauver aa maîtresse Que d'une autre il a pris la main.
cnmrroMi*, au Public.
Air : Soldai Fronçait.
Petit berger, sporlinann et postillon.
D’un pied hardi, jàni franchi maint obstacle, EnGn je louche au dernier échelon;
Encore un pas... et je suit au pinacle!
Mais qu’ai-jc donc... troublé par la hauteur Mon ail se voile et ma force chancelle :
Quand je regarde autour do moi... j’ai peur 1 Je Tais tomber, dans ma frayeur,
Si vous ne soutenez l’échelle.
Ah I veuillez soutenir l’échelle !