L-ACETrLE.\'E
piiiiit (rattache aux six tables du conducteur positif N.l mflchoirc K est solidaire d'une tige filetée P au moyen de laquelle l'électrode peut être élevée ou abaissée. A cet effet, la tige P traverse un manchon fileté T faisant partie d'une potence Q fixée y la charpente y du bâtiment; et passe également au travers d'une roue S filetée intérieurement et montée folle sur le manchon T. La roue S engrène avec un pignon R dont l'arbre V traverse la potence Q et peut être mû par un volant à main Z.
La fabrication du carbure de calcium est une opération simple. Un ouvrier remplit d'abord le creuset en versant par l'orifice E le mélange de chaux et de coke; un second ouvrier, chargé de la conduite du four, protégé du rayonnement de la chaleur par un écran II en mica, se tient en permanence à côté du volant Z; il a devant les yeux un voltmètre et un ampèremètre placés dans le circuit électrique du four. Lorsque le creuset est rempli, il abaisse jirogressivement l'électrode D en tournant le volant Z, de manière à échauflTer la masse et à former ensuite im arc entre la barre de cbarjmn cl la matière contenue dans le creuset.
On voit le charbon devenir rouge sur presque toute sa longueur, tandis qu'une grande tiammc blanche s'échappe par l'orifice de chargement E du four. L'ouvrier règle la position de l'électrode d'après les indications de l'ampèremètre et surtout du voltmètre ; il juge de l'état de la réaction par la grandeur et la couleur de la llamnie. Lorsque la réaction est prés d'être terminée, un ouvrier débouche le trou de coulée pendant qu'un autre ouvrier recharge le creuset par l'orifice^ E. Le carbure fondu s'échappe en un jet incandescent qui se répand dans la cuve C et s'y refroidit. L'électrode reste plongée dans le «■reuset et par conséquent le courant n'est pas interrompu. La inai'che du four estjdonc continue, mais on procède
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par charges et foulées successive s. On (ait une coulée toutes les 4" minutes environ.
Chaque four peut donner environ iJoo kilogrammes de carbure par jour si on le iaît l'onctionner pendant ^4 heures.
Les électrodes en charbon étant portées au rouge par le passage du courant s'usent très vite, et leur renouvellement forme une partie notable du prix de revient. La Société électro-métallurgique française fabrique ellemême dans une petite usine spéciale les nombreuses barres de charbon (Umt elle a licsoin pour ses foups électriques.
A Spray, la marche des opérations est légèrement différente. Nous empruntons à un rapport de ]MM. Houston et Kennelly les renseignements suivants :
Les devix substances convenablement mélangées forment une poudre homogène qui est transportée prés •des fours électriques. La charge de ceux-ci s'effectue en jetant quelques pelletées du mélange sur la [ilaque qui porte l'électrode inférieuro; la réaction s'opère en établissant l'arc entre les deux électrodes. La tension et l'intensité du courant, qui au début sont sujettes à de fréquentes variations, deviennent à peu près fixes au bout d'un (piarl d'heure; leiu's valeurs sont alors de 1 oo volts et 1 6oo ampères. Sous l'action de l'arc, dont la longueur est d'environ 7,8 cm, le mélange qui se trouve immédiatement sous l'électrode supérieure est converti en carbure de calcium fondu. Au fnr et à mesure que l'on ajoute de nouvelles charges, la masse de carbure do calcium s'élève graduellement et tend à réunir les deux électrodes; on rétablit alors l'arc en remontant l'électrode supérieure au moyen du volant de manœuvre. De temps en temps, on ajoute un peu du mélange de coke et de chaux pour entretenir la transformation. L'oxyde de