CHAPITRE V
Appareils générateurs.
43. Le nombre de gazogènes proposés depuis à peine un an est énorme. A première vue, rien ne parait plus simple que de construire un appareil de ce genre. Cependant, les difTiiultés pratiques auxquelles on se heurte (chap. IV) sont telles que ])ien peu des appareils essayés ont donné de bons résultats. Dans ce qui suit, nous ne décrirons que les appareils qui ont été construits ou ceux dont le principe nous a semblé assez intéressant.
Pour mettre un peu d'ordre dans leur description, nous les rangerons dans trois grandes classes principales :
1° Gazogènes dans lesquels IVau et lo carbure sont dans des vases séparés et dans lesquels l'eau tniribc Bur le carbure en quantité déterminée ;
•2° Gazogènes dans lesquels l'eau et le carbure sont dans un même vase et où le contact des deux su fait i par dénivellation du liquide ou mouvement du vase à carbure ;
3' Gazogènes dans lesquels l'eau et le carbure [sont dans des vases séparés, et où le carbure tombe ■Itlans l'eau en quantité déterminée.
Dans beaucoup de ces appareils, la pression du gu/.
L'ÉCLAIRAGE A LACÉTYLESE
engendré peut varier dans des limites très siiivantles détails de construction. Nous nedisLingueroiu) donc pas les appareils à ce point de vue.
44. Appareil Dickerson. — Un des collahoraleurs de Willson, M. Dickerson, avait, dés le mois de décembre 1894, breveté un appareil qui a été réinventé deputft sous des lormes parfois un |K!u diiïércntes, mais identiques en principe. Il est juste d'ajouter que les nouveaux inventeurs ne connaissaient pas l'existence de 4^et appareil qui n'a jamais été décrit jusqu'ici.
Son principe consiste à admettre l'eau sur le carbure
au moyen d'un robinet qui est manœuvré par la clrt tlu gazomètre.
La (igurc a;» en repi-êsente In disposition.
Le réservoir ;» eau, o el le récipicnl à carbure hà placés l'un au-dessous de l'autre; Jls sont réunis par \m tube muni d'un robinet r; le ^az engendré en b se rend dans un gazomètre a dont la clocbe est reliée, par une corde c. au levier / servant à manœuvrer le robinet r. Quand Isi cloche a s'élève, le robinet /- est ftirmé autûlua-
APPAREILS GÉ\EIIATKVRS
tiqiiement et l'eau cessant d'arriver sur le carburcî, la produtlion ile gaz s'arrùte ; lorsqu'elle desceini , le robinet est manœuvré en sens contraire, et l'eau, tomljant sur le carbure, dégage une nouvelle quantité de gaz, ce qui l'ait remonter la cloche et, par conséquent, fermer le robinet.
Pour éviterqiie l'eau n'arrive eu <|u.Tiilité indéterminée et en temps inopportun sur le cjii'lnire, M. Dickerson adopte le dispositif suivant : l'axe du robinet est muni d'un contrepoids placé en o [fig. aS); lorsque ce contrepoids, entrainé par le mouvement de la cloche, a dépassé la verticale dans un sens ou dans l'autre, il bascule et ainsi ouvre ou ferme brusquement le robinet, pour une position déterminée de la cloche. Le robinet, par la disposition connue représentée en figure a6, ne laisse d'ailleurs tomber qu'une quantité d'eau déterminée ii <'haque opération.
Il est évident que la corde qui relie la rioclic du gazomètre au robinet peut être remplacée par tout autre organe de transmission mécanique; ainsi, dans les appareils suivants, les inventeurs ont employé des leviers, des crémaillères actionnant des roues dentées, ce qui ne change évidemment rien au principe.