‹ L'éclairage à l'acétylène: historique, fabrication, appareils, applications, dangersChapitre 27 sur 63 · L-ECLAIItAGE · texte numérisé non relu

L-ECLAIItAGE

L'ACETYLENE

matiquement par un piston r qui se meut dans' cylindre e, de bas en haut sous la pression du gait et de haut en bas sous la pression d'un ressort ; la tige Je ce piston porte à sa partie supérieure une oréinai!lére (pii engrène avec un pignon fixé sur l'axe du robinet. Les trois lumières du robinet sont percées suivant des rayons différents; les tidies correspondants sont tous verticaux; dans la position d'allumagp, le passage de l'eau 3 et le passage % du gaz au ])rûleur sont complètement ouverts; le trai- 'i sièine passage est complètement fermé (fig. 7^); si 'n la pression augmente, le passage de l'eau se rétré- ,ja eit de plus en plus jusqu'à être complèteniriil l'ernu', et le passage 1 tend 11 ^'g- ;»■ s'ouvrir de plus en plus.

Détails du rubimi. pour laisscr lo gaz s'échap-

per dans l'atmosphère en H. La lumière a est évasée de façon que le gaz puisse toujours passer, tant que le robinet n'est pas complètement fermé.

Le réglage peut s'effectuer aussi à I de la clé C.

Le principal défaut de cette lampe, mise en jeu par le petit piston * par rapport aux résistances qu'offre le mouvement du robinet dans son boisseau. 11 est, on outre, très difïlcïle d'obtenir sans frottements excessifs une èlancbéité )lue entre le piston et le cylindre, en sorte que la I pression du gaz lend à s'égaliser siu' les deux faces ■tlu piston.

un au moven

est que la force ■aucoup trop faible

f.A.MPES POlirATIVt.

Lampe Rossbacb-Rousaet. — Celle lampe est beaucoup trop compliquée. Le carbure esl contenu dans un récipient « ifl^. 7^;, qui esl suspendu à ressort. Cv. récipient est placé dans imn cloche intérieure li qui porte Tajntage de sortie du gaï/'et dans l'intérieur de laquelle est contenue aussi une caisse à eau ^ qui peutêtre remplie du debors. Cette cloche b esl placée dans une cuve a qui est en partie pleine d'eau ; elle communique avec cette dernière par le bas.

Des mèches ri, contenues dans des tubes, plongent daus l'eau qui monte par capillarité sur le carbure et le décompose.

Lorsque la pression à l'intérieur de h est trop forte, elle refoule l'eau dans la c\\\f extérieure et, les mèches (/ ne trempant plus, la production du gaz est arrêtée. Si la pression devient au contraire trop faible, Venu s'élève dans cette cloche jusqu'au flotteur h qui soulève alors la soupape i fermant la cuve g; une pluie de liquide Fig. -i.

tombe alor.s do cette cuve sur Li""!"^ R™sbai-h-Roi.sspi le carbure, ce qui fait remonter

la pression presque instantanément. On peut arrêter production en gaz en soidcvant les mèches d solidaires du tube /qui coulisse dans la boîte Ji étoupes f.

La lampe de M. Kralz-Boussac se rapproche beaucoup de la précédente, mais est plus simple. Elle se compose d'une enveloppe cylindrique en métal dont le couvercle

l'.i i: i: CL M H AGE A VACKTlLEyE

mobile porte uii (.ylmdic métallique cotiiplèloiticnt ouvert pai- le bas et d'une hauteur un peu plus iailili; (]ii>' celle du corps extérieur. Un troisième cylindre mobilo. ouvert par le haut et l'ermé par le bas, reçoit le carlnin* de calcium en morceaux ; il se place au centre tie la lampr. Une mèche de coton qu'on peut élever ou abaisser à la main par une tige extérieure réunit le cylindre central avec l'espace annulaire existant entre ce dernier et le cylindre mobile avec le couvercle. L'eau se place dans le corps extérieur; elle s'élève au même niveau dans l'espace aunidairc puisqu'ils communiquent tous deux par le bas. L'eau s'élève par capillarité dans la mèche ci ne tarde pas à retomber sur le carbiii'e ; la pression du gaz engendré chasse l'eau dans le corps extérieur, ce qui modère ou arrête la production de gaz en enipéchani la mèche de tremper dans le liquide. Pour arrêter complètement, il sulïit de relever la mèche par la lifjc extérieure dont nous paifions plus haut.

79. Lampe Gossart et Chevallier. — L'eau tonibi' goutte à goiiUe «l'un i-éservoir su|)érif'iir sur le fond de la lampe qiri contient du carbure de calcium, en traver.sant des tubes capillaires plusieurs fois recourbés.

Quand la pression du gaz est insuflisante, une goutte d'eau tombe pour former du gaz ; quand, au contraire la pression devient sutïisante, l'équilibre s'établit entre la somme des pressions hydrostatique et capillaire de la goutte d'eau, d'une part, et la pression du ga?. d'autre part, et II y a arrêt de la formation du gaz jus([u'ji ce qu'une nouvelle quantité d'eau soit nécessaire.

On évite ainsi tous les mécanismes compliqués qui donnent d'ailleurs une autorégulation beaucoup tiioinv

l'iu? lampe contoniuit i.'io griunmes df carbure d<ii|^H

iMPES PORTATIVES

lo bougies pendant '.\ heures ; elle ne leiil tube capillaire; si l'on veut obtenir o, 3o bougies, refoulement d'eau se

{ne lumière de Diiiprend qu'un g ne lumière de fera par a, iî tubes.

Le réglage de l'arrivée d'eau par k's actions capillaires est excessivement précis et régulier; le nombre de gouttes d'eau qui tombent dans un temps donné est exactement proportionnel à la consommation de gaz, et il sulïit de diminuer la flamme en tournant le robinet |)Our voir immédiatement les gouttes d'eau tomber à intervalles plus espacés; lorqu'on l'erme le robinet d'échappement du gaz, l'ai' rivée d'eau cesse complétenu'nl et ^instantanément.

Le carbure étant attaqué par une très ïtible quantité d'eau, la chaux formée Bt très sèche ; elle s'eil'rile et tomhe forme de poussière au fond du tiOrps de la lampe, ce qui évite le urprodiictions par imprégnation de la aux et rend le nettoyage très com mode. La température mesurée à lin tériour de la lampe en pleine marche n'atteint pas 5o degrés C. Il ne peut d'ailleurs s'établir de surpression, car, en ce cas d'accident, le gaz forme s'échapperait par les tubes capillaires (| fermés.

Celte lampe est une des meilleures qui aient été construites.

80. Lampe O'Conor Sloane-Trouvé. — M. Willson, dans sa conférence, avait donné le principe des appareils

nt pas

gént'raleur.s fondés sur If l)riqiict d« Gay-Liissar ; M. O'Conor Sloane avait décrit une petite lampe dr démonstration cnnstniite simplement avec un verre â boire et un verre de lampe. JI. Trouvé reprît la mëiui' idée et reconstruisit la lampe que représente la lî^re jî. Le carbure est contenu dans un seau e en toile mét&Ilique. Il est disposé en plusieurs couches sépart-es par des plaques de verre a lin de réjjulariser l'attaque ; il est phiri; à l'intérieur d'une bou- U'illi' (■ dont le bouchon her iiu'tique laisse passer le tuho de dégagement du gaz cl dont le fond est percé d'une ouverture tl dont le diamètre est proportionné au débit dii gaz, afin de régulariser l'arrivée de l'eau. La bouteille c est suspendue dans un vase fi.

en partie plein d'eau et qni est renfermé dans le corps de lampe. Lorsqu'on ouvre Ir robinet /■, l'eau de it monlo en (' en chassant l'air devant elle; quand elle vient mouiller le carbure, le gaz qui se dégage fait augmenter la pression et l'eau est refoulée dans le vase extérieur, ce qui tend à arrêter la production. Lorsque le gaz est en partie consommé, l'eau remonte au contact d>i carbure et provoque un nouveau dégagement do gaz.

Pour arrêter l'humidité dont l'acétjléne se charge, M. Trouvé dispose un plateau métallique el deux Itibes

Lnmpe Troiiv

concentriques taillés en sil'llet «t commiinifjuaiil par iiin; ouverture i.

Pour donner au gaz une pression sulïisante, on est conduit à donner à la lampe des dimensions énormes, même pour une faible durée d'éclairage. En outre, le (■arhure est décomposé continuellement par la vapeur d'eau et le débit du g-.u est très îrrégulier.

La lampe de MM. Létang et Serpollet est analogue, en principe, à celle de Trouvé, quoiqu'elle en dillère légèrement par ses détails de construction. Ce qui la caractérise principalement, c'est l'emploi de carbure préparé sous forme d'agglomérés de carbure et de sucre, suivant le procédé proposé par M. Bullier (S 4i)-

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