‹ L'éclairage à l'acétylène: historique, fabrication, appareils, applications, dangersChapitre 6 sur 63 · FOL'RS ÉLF.CT · texte numérisé non relu

FOL'RS ÉLF.CT

UQUE

.ri que Borcher

vleclriqiiemfnt les oxydes de res métaux en prceence dii tarbone. Le mélange à traiter était plaré dans la cavité ii'ntrale A d'un massif en Lrîques réf'ractaires B. Les êlatrodea en cliarhon CC traversaient les parois du limr et aboutissaient dans la cavité centrale où elles , étaient réunies par une tige mince en charbon i:\ cette Wiernière s'échaiilïait sous l'aclion du courant élecli'iijue lit, sous l'influence (le la haute tcmpéraliire engendrée , les réactions se produisaient.

Ce savant a fait de nombreuses recherches avec cet appareil et a résumé les résultats de ses travaux dam le livre cité plus haut; il concluait en disant que u tous les oxydes sont réductibles par le carbone chauffé ctriquement ».

il s'est hase sur celte déclaration pour afHrmerque lefl ;vets délivrés pour la fabrication du carbure àa lalcium d'après la méthode de M. Moissan n'étaient pajB valables :

u Ce qui seul étonne, dit-il, c'est qu'on ait pu, en 181 accorder en Allemagne, sous le nom de Huilier, un brevet pour la préparation des carbures alcalino-terreux, qui s'appuyait sur le fait, connu depiiis 1891, de la réductiliilité de tous les oxydes métalliques sous l'action du carbone rhauiré électriquement, et sur celui connu depuis 189a, de la combinaison du calcium avec le carbone Il des températures élevées, sous forme de carbure de calcium.

« U est évident pour tout le monde que, suivant ce qu^ j'ai publié en 1891, on peut former par la méthode électrog

48 L'ÉCLAIRACE A LACÈTYLEyE

thermique, des métaux carbures et des carbures métalliques avec des mélanges des oxydes métalliques eu question et de eharbon pulvérisé; on emploiera à cet cil'et, soit la disposition que j'ai décrite, soit un four Siemens, soit un autre four électrique quelconque. »

Cotte ojiinion parait peu soutenable. Ce qui semble évident aujourd'hui l'était si peu avant les travaux de M. Moîssan, que ^M. Borchers hii-uiéme ne songeapas à fabriquer du rarburc de calcium, ou s'il en obtint accidentellement n'y prêta pas attention. La préparation du carbure de calcium de composition bien définie Ca O, qui seul convient à la fabrication industrielle do Tarétylène, exige des conditions spéciales dont la découverte constitue bien une invention au même titre que celle du carborindon d'Acheson. On découvrira certainement, à l'aide du four électrique, plus d'un nouveau produit que les très intéressantes expériences de JI. Borchers n'avaient pas fait prévoir.

Le ibur électrique employé par M. Acheson povip U préparation du carborindon est identique à celui de Borchers; seulement, la tige de charbon c est remplacée par une traînée cylindrique de coke concassé.

18. Fours Moissaa. — IL Moissan a surtout cherché, en utilisant l'arc voltaïque, à obtenir les plus hautes températures possibles; il consi<lère, dans cette application particulière, l'arc électrique comme une flamme ordinaire; il a donc été conduit à adopter pour ses fours une forme analogue à celle des fours à réverbère employés dans les laboratoires afin de concentrer la chaleur en un foyer restreint et à empêcher sa déperdition rai)ide; il a cherché à éviter, en même temps, que les réactions pussent être souitlées par les produits d«

Page 1