‹ L'éclairage a ParisChapitre 10 sur 109 · M.II.0M · texte numérisé non relu

M.II.0M

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Figure 2H.

Graphique représentant les perles annuelles dv gai eL leur pruportion par rapport au ^az éuii^^

Obstructions des conduites, — L*'i? t<(Tiduilt'S peuvent iMrooh^Irnt^ofi, soit par dos di^piMs d<? imphtalinc, f^oit pur des i^nix d(? condensation, sr^it pnr des rentrées d'eau fltins? 1rs lniiielif*es linmirlrs.

On s aperçoit surtoul de [a piY^sence de hi naplHaline h une baisse anormale de la pressiTïn ilu gaz.

Lorsque Ton suppose qu'une condiiileeonlienl «le la naphtaline, on la net* taie delà manière suivante : on perce en (iei^ii el au-delà de la partie a déf^^orger deux onvertiire!?^ ast^e/ f:randes ponr ponvnir y passer la maiu. On arrête

l'arrivée du gaz à Taide de ballons obturateurs et Ton introduit par l'une des ouvertures une série de tringles en fer, que Ton peut visser bout à bout, de manière à atteindre l'autre orifice. A la dernière tringle, on attache une corde reliée, suivant l'importance présumée du dépôt, soit à un boulet en bois, soit à un hérisson analogue à celui dont se servent les ramoneurs de cheminées.

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Figure 29.

Hérisson pour le dégorgement des conduites.

En retirnîit la tringle, puis la corde, on amène le boulet ou le hérisson dans rintérîeur de la conduite et, pour la dégorger, il suffit d'imprimer au système un moTivenient de va-et-vient. La naphtaline est ainsi détachée, puis ramenée vers Tuiie des ouvertures par laquelle on la retire à l'aide d'une cuiller.

Pour les branchements ce procédé serait inapplicable. 11 faut alors dissoudn^ !u Jiaphtalineen versant de l'alcool dans la canalisation. A l'aide d'un souni<*t, ou chasse alors le liquide dans la conduite publique qui le déverse Il sou loui^ (I;ms les siphons*.

]a*^ obsiructions par la naphtaline sont assez rares. Il s'en produit surtout dans le 16° arrondissement. La Compagnie attribue ce fait à la tempénilure du sous-sol, température qu'une nappe souterraine maintiendrait au-dessous de la moyenne et qui serait, par suite, très favorable à la formation des dépùts.

Les tmux de condensation, se rencontrent à peu près partout. Elles sont d'aiHaut jdus considérables que la température du gaz à la sortie des usines oM plus élevée, c'est-à-dire que la condensation des liquides qu'il tient en î^uspcusiuu. h l'état de vapeur, a été plus imparfaite. La pose de la canalisation, siiiviiutuu système de pentes et de contre-pentes, aux points d'intersection desquelles sont établis des siphons (voir figure 22), permet d'évacuer ces rnu\ île condensation au fur et à mesure de leur production. Elles soûl rn ^rnnde partie constituées par des eaux ammoniacales.

(JuîUit î! la troisième cause d'obstruction (eaux de rentrée), il faut, pour qn'ellt^ juiissc se produire sur une conduite, 1° que des fuites existent sur les tuyau K ; 2" que la conduite se trouve au milieu d'une nappe exerçant sur elle uue rei laîue pression hydrostatique. Cette double condition ne se présente que ivl'^ li'i rement.

^ CMie méthode présente toutefois un inconvénient. C'est que Fair que Ton mélange ain^i au ^nz diminue sensiblement son pouvoir éclairant.

DISTRIBUTION DU GAZ

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Pression du gaz — Aux termes de Tarticle 13 du cahier des charges la pression du gaz dans les conduites doit être, au moins, de 20 millimètres. Cette pression est supérieure à celle qu'il convient d*avoir dans les brûleurs pour obtenir une bonne combustion du gaz ; mais il faut tenir compte des pertes de charge qui se produisent dans les compteurs et dans les canalisations des abonnés. On sait d'ailleurs que le consommateur peut réduire cette pression, à sa guise, en agissant sur le robinet des brûleurs ou encore sur le robinet du compteur.

Des manomètres enregistreurs placés en certains

♦ '^^^^ K points de la canalisation et surveillés par les agents "^1 '">r^|~ ' du service municipal de Téclairage, relèvent, sous

ift^trr, forme de graphiques, la pression dans les conduites

à chaque instant du jour ou de la nuit. Ces appareils dits indicateurs de pression comportent un tambour A [in^lj ♦ vertical accomplissant, d'un mouvement régulier,

T ■ ■] -g-^i une révolution complète en 24 heures. Il est recou-

"^' vert d'une feuille de papier divisée par des lignes

horizontales et verticales. Les premières correspondent aux pressions, les autres aux heures. Un style humecté de fuschinc et relié à la cloche d'un petit gazomètre se meut le long de la feuille et trace une ligne dont les ordonnées représentent les pressions successives du gaz. Il est bon d'ajouter que le gazomètre communique directement avec les conduites de la voie publique afin d'éviter les pertes de charge qui se produiraient dans le compteur.

Nous donnons ci-joint deux de ces graphiques. Ils représentent la pression pour une journée d'hiver, l'un en un point voisin du centre de Paris (mairie du 4" arrondissement), l'autre dans une rue de la périphérie (rue Jacquemont, n° H). Ils montrent qu'au moment du grand allumage la pression a atteint 105 et US millimètres pour redescendre ensuite progressivement jusqu'à 55 et 65 millimètres, pressions observées de 1 heure à 5 heures du matin.

On voit qu'aux points considérés les pressions données par la Compagnie sont bien supérieures à celle de 20 millimètres prévue par le cahier des charges*. Il en est de môme dans les autres parties du réseau.

Un relevé général de la pression est fait par la Compagnie en décembre,

* Pour le centre de Paris ce résultat a été obtenu par rétablissement de grosses conduites allant jusqu'aux usines sans faire de service en route.

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Figure 30.

Indicateur de pression.

aux environs de Noël, c'est-à-dire au moment où la consommation est maxima. La pression est prise sur les robinets des appareils publics, ouverts en

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ja

grand. Suivant l'altitude, suivant le diamètre des conduites et leur distance à Tusine, le chiffre observé est plus ou moins élevé. Il ne tombe jamais, au moment de la grande consommation, au dessous de 65 millimètres.

En réunissant sur un plan, par un trait continu, les points où la pression est minima, on délimite une série de secteurs correspondant chacun à une

Carte indiquant les zones[a1imentées par les c

erses usines de la Compagnie Parisienne du Gaz.

DISTRIBUTION DU GAZ

usine déterminée (voir figure 32). On obtient ainsi la zone d'alimentation de chaque usine. Cette carte permet de dire quelle est, en un point donné, la provenance du gaz consommé.

Les limites de ces zones ne sont pas naturellement très stables. Il n'y a pas en effet une canalisation spéciale pour chaque usine. Tous les tuyaux communiquent entre eux et une usine quelconque peut être parfaitement secourue, le cas échéant, par les usines voisines.

Variations de la distribution. — Il est nécessaire de jeter un coup d'œil rapide sur les variations annuelles de la distribution pour se rendre compte de la situation actuelle de Tindustrie du gaz à Paris.

Nous indiquons dans le tableau ci-après les volumes de gaz consommés depuis 1880 dans et hors Paris. La consommation dans Paris a été scindée en deux : zone ancienne et zone annexée. Cette division est nécessaire pour la détermination de la redevance à payer à la Ville par la Compagnie, pour occupation du sous-sol par les canalisations. Cette redevance, qui est actuellement de 200.000 francs par année, sera en effet portée à 250.000 francs, lorsque la consommation par mètre courant de conduite dans la zone annexée aura atteint 148 mètres cubes. Elle n'était que de 98 mètres 15 au 31 décembre 1893.

Gaz consommé par année.

Gd

-cd

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