‹ L'éclairage a ParisChapitre 61 sur 109 · SECTEURS · texte numérisé non relu

SECTEURS

Société anonyme d'Eclairage et de Force*

Secteur Edison

Secteur de la place Clichy. .

Compagnie parisienne de l'air comprimé

Secteur des Champs-Elysées.

0',i293 OS 1220 0',1310

(H.llSS »

0',1154 0',lf76 0',1240

Sur le réseau municipal, les Ingénieurs qui dirigent l'usine ne peuvent, comme ils le feraient dans l'industrie, faire varier, selon les affaires à traiter, le prix de vente de l'électricité. Mais, comme le prix fixé par les premières polices {0',15 l'hectowatt-heure) était manifestement trop élevé, ils ont fait approuver par le Conseil Municipal un tarif à échelle variable favorisant les grosses consommations. Chaque abonné paie, d'abord, une taxe d'abonnement mensuelle de 2^50 par hectowatt de puissance d'installation, puis une

' Les prix donnés s^appliquent aux abonnés autres que la Compagnie du Nord. Celleci bénéflcie, en effet^ de prix très bas. (Moins de 0^05 d'après les renseignements fournis à la Ville).

340 l'éclairage a pahis

taxe de consommation oscillant de 0f,095 par hectowatt-heure consommé, à 0^0G6, suivant que la consommation varie de 1 à 1.140 hectowatts.

A Paris les forfaits sont de plus en plus abandonnés. Presque toujours ils ont donné lieu à d'irritantes contestations, en raison de la tendance fréquente qu'ont les abonnés à se livrer à un véritable gaspillage de lumière. On en rencontre surtout sur le secteur de la Société Anonyme d'Eclairage et de Force et sur celui de la Compagnie Parisienne de l'Air comprimé.

Sur le réseau des Halles, il existe un gros abonné à forfait : Ce sont les magasins de la Belle Jardinière, qui paient une somme annuelle de 80.000' pour 100 lampes à arc de 8 ampères et 1.500 lampes à incandescence de 16 bougies. Ce forfait, très onéreux pour la Ville, ne sera certainement pas renouvelé.

Nous verrons plus loin que, pour assurer l'éclairage de certaines voies publiques par des lampes à arc, la Ville a passé avec quelques-unes des Sociétés des conventions spéciales. L'unité prévue pour l'évaluation des dépenses est la lampe-heure. Ce système est très admissible, puisque les lampes doivent fonctionner selon un horaire déterminé. Il faut cependant vérifier de temps en temps que le débit de la lampe est invariable. Généralement on paie la lampe-heure de 10 ampères à raison de 0*^,40. Ce prix comprend l'entretien des lampes et le remplacement des charbons.

Pour l'éclairage des bâtiments communaux par l'incandescence, la Ville ne s'est réservé, dans les cahiers des charges des Sociétés, aucune réduction sur les prix du public. 11 lui faut donc, pour chaque cas spécial, débattre le prix applicable comme un simple particulier.

Variations de la distribution. — Les variations de la distribution sont intéressantes à connaître parce qu'elles montrent très bien les développements successifs de l'électricité.

A ce point de vue, ce sont surtout les variations annuelles qu'il importe d'établir. Mais il est évident que, dans toute exploitation, les variations soit mensuelles, soit journalières, méritent aussi d'être étudiées de près.

Considérons les variations journalières. Actuellement le grand éclairage ne dure, chaque jour, que pendant quatre ou cinq heures au plus. Le reste du temps la consommation est presque nulle. Celte situation est évidemment incompatible avec un bon rendement, puisque le matériel doit être établi en vue d'une consommation considérable très courte et que, pendant une grande partie de la journée, il reste inutilisé. Dans l'industrie du gaz, où l'on rencontre une situation analogue, quoique bien moins sensible en raison de l'emploi du gaz pour le chauffage des cuisines, on a la ressource des gazomètres. On ne saurait comparer à ces appareils si simples les accumulateurs électriques, qui sont bien susceptibles d'emmagasiner de l'électricité, mais dont le rendement est encore très défectueux.

DISTRIBUTION ET VENTE DE i/ÉLECTR ICITÉ

Il importo, par suite, de développer le plus possible les applications accessoires de Télectricité. Les moteurs électriques si peu encombrants, si robustes, si pratiques apparaissent, en première ligne, comme pouvant équilibrer la consommation journalière de rélectricité. Le public se montre actuellement un peu réfractairc à leur emploi*. Mais le transport de la force par Télectricité offre tellement d'avantages qu'il est bien permis d*espérer que le moteur électrique finira par avoir sa place dans tous les ateliers.

Les variations mensuelles sont difficiles à éviter. La plus grande consommation a lieu en décembre ; la plus faible généralement en juin. Ces variations offrent moins d'intérêt que les variations journalières. On peut d'ailleurs profiter des époques de chômage pour vérifier et réparer les machines.

Les variations annuelles, en ce qui concerne les secteurs, sont résumées dans le tableau ci-après.

Page 1