TRANSMISSIONS
Grande sensibilité du régulateur au moment des variations de charge ;
Volant massif tournant rond.
Les deux premières conditions permettront de donner à la dynamo une vitesse angulaire uniforme, même au moment de Tallumage ou de Textinclion de groupes de lampes. Cette condition est indispensable pour assurer la fixité de la lumière.
Le volant doit posséder un poids en rapport avec la vitesse de rotation et la puissance de la dynamo pour faire franchir sans arrêt le point mort, sans quoi Téclal des lampes à incandescence varierait.
Le volant doit naturellement tourner rond; si celle condition n'est pas remplie, la vitesse de rotation de la dynamo variera au moins une fois à chaque tour, et avec elle l'éclat des lampes.
Transmissions.
La puissance du moteur peut être transmise à la poulie de la dynamo soit par accouplement direct des deux arbres, si la vitesse de rotation des deux machines est lu même ; soit, dans le cas contraire, par rintermédiaire d'une courroie ou de cables.
La commande par courroie est la plus usitée parce qu'elle ne nécessite pas d'organes de transmission spé* ciaux et qu'elle est d'un bon service. Il faut veiller à ce que sa tension soit bien maintenue, sans quoi il se produirait des variations de vitesse et, par suite, de force électromotrice.
La commande par câbles nécessile des poulies rainées ; en outre, les câbles vibrent, frottent les uns sur les autres et s'usent assez rapidement.
7(j j/kCLAIHAUE ELECTHiyUE
L'accouplement direct des deux machines, réalisable quand les vitesses sont les mêmes, peut èlre obtenu par l'emplui des dispositif-; suivants.
Accouplement liaffard. — Les arbres des deux machines, placés dans le prolongement l'un de l'autre, portent chacun un plateau de bronze. Ces deux plateaux sont réunis enire eux par des bandes de caoutchouc. L'entraînement se fait sans à-coup.
Embrayage Siiyers. — Les deux plateaux qui terminent les arbriîs sont plantés de Gis d'acier, comme le serait une brosse circulaire. Les fils des deux plateaux pénètrent les uns dans les autres et leur adhérence assure l'entrainement de la dynamo d'une façon progressive.
Les moteurs à gaz dont la vitesse n'est pas uniforme doiventl'ig.Sj.— Embrayage Siiyers. ils OU uon être munis d'une transmission élastique ? — On croyait qu'à l'aide de cet artilice on atténuerait les irrégularités de vitesse; M. Picou prétend que non, et, de fait, il est très difficile de régulariser complètement la vitesse d'une dynamo commandée par un de ces moteurs.
On sait en effet que l'irrégularité de vitesse du moteur « gaz provient de ce que l'explosion détermine d'abord une augmentation de pression suivie d'une détente qui correspond au développement du travail utile. C'est le premier temps du moteur. Les deux temps suivants ont un effet nul, et la qualiièmc période de compression donne lieu à une absorption de travail.
Voici les conclusions d'un travail fort intéressant de M. Picou sur ce sujet :
TRANSMISSIONS i /
Transmission élastique, — On a essayé de rendre régulière la marche de la dynamo en la reliant à Tarbre de commande du moteur par une transmission élastique, celle de M. Raffard, par exemple.
Il résulte du calcul, ditTauteur, que, de quelque manière que Ton combine les choses, la perturbation sur la dynamo est plus grande avec une liaison élastique qu'en l'absence de ladite liaison.
Cette conséquence s'applique également à la courroie de transmission, qui doit être aussi peu élastique que possible.
Inertie du volant. — L'augmentation de l'inertie du volant serait le moyen le plus sûr, à la condition de la limiter cependant au poids maximum du volant que peut supporter l'arbre de transmission du moteur à gaz. Enfin, des considérations diverses peuvent aussi venir Iimit(u^ les dimensions et la vitesse des volants.
Volant à la dynamo, — L'adjonction d'un volant à la dynamo ne produit qu'un effet utile insignifiant.
Son utilité ne se manifeste que si le joint de la courroie de transmission est très saillant et produit à chacun de ses passages une accélération de la vitesse. Mais il faut que la courroie soit longue, large et peu tendue.
Moyens divers, — Le volant à inertie variable de M. Raffard est formé d'un volant évidé portant des masses métalliques qui peuvent se déplacer radialement, sous l'influence de la force centrifuge, et comprimer des ressorts antagonistes.
L'emploi de ce système est encore trop peu répandu pour que l'on puisse formuler à son égard une appréciation rationnelle. Tout ce que Ton peut dire, c'est que le système Raffard permettrait d'emmagasiner une
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quantité de travail beaucoup plus grande qu'un simple volant.
M. Picou étudierait un système de régularisation eon- Ristant à emmagasiner par un ressort une partie du travail développé par la course-avant du piston.