‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 2)Chapitre 5 sur 91 · FOYERS · texte numérisé non relu

FOYERS

A Tavant, le cendrier est fermé par deux plaques dans lesquelles sont fixés deux souffleurs qui débouchent sous la grille. De petits tubes envoient dans les souffleurs de la vapeur empruntée à la chaudière, et il résulte, en outre d un appel d'air, un refroidissement des barreaux et un mode logique de combustion du charbon.

La consommation de vapeur par les souffleurs est de 2 à 4 7^, de la production totale de la chaudière.

Fig. 2. — Foyer Meldrum. Vue de la partie antérieure.

4je foyer Meldrum, construit à Manchester, est assez répandu en Angleterre en raison de sa fumivorîté et de l'économie qu'il procure.

Foyer Hermann Cohen. — Nous résumons la description de ce foyer, de construction française, et les expériences auxquelles il a donné lieu, d'après une communication de M. Leroux à la Société des Ingénieurs Civils.

Le foyer système Cohen comporte trois grilles distinctes surmontées d'une trémie en tôle et cornières.

t LEGLAlRAOE KLECTRIQUE

La grille principale, inclinée à environ 43" sur l'horizontale, est formée de barreaux en fonte indépendants, reposant à leur partie inférieure sur un sommier en fer et à leur partie supérieure sur un arbre porté par deux bras en foute.

Fig. 3. — Fojer Cohen. Coupe.

Ces barreaux ont une grande hauteur, afin de faciliter leur refroidissement par l'air traversant la grille. Us portf^nl une série de nervures, les unes à la partie inférieure symétriques par rapport à l'axe du barreau pour maintenir leur écartement ; les autres, à la partie supérieure au nombre de trois ou quatre, placées sur une seule face

FOYERS î)

du barreau et qui ont un double but : maintenir Técartement et empêcher les Bnes non encore agglutinées de tomber dans le cendrier. Un des barreaux extérieurs présente seul des nervures sur les deux faces.

La partie postérieure du barreau porte également sur une certaine longueur une nervure moins large, le long de laquelle se déplace le sommier mobile supportant la grille à sa partie supérieure, lorsque Ton veut abaisser celle-ci pour l'allumage du foyer.

La grille de pied reçoit les cendres et les mâchefers, elle repose à l'arrière sur un sommier en fonte prolongé par des briques réfraclaires formant Tautel du foyer et à l'avant sur une traverse en fonte encastrée dans les maçonneries latérales.

Elle est soutenue en son milieu par une console, sur laquelle repose la partie médiane du sommier inférieur de la grande grille.

Grâce à cette disposition, ce sommier peut être fait en deux pièces.

Les barreaux de la grille de pied sont jointifs sur une partie de leur longueur pour restreindre autant que possible le passage de l'air en cet endroit.

Un des derniers perfectionnements apportés a été le remplacement de la traverse en fonte supportant l'avant des barreaux de la grille de pied par une traverse en fer. La température existant en ce point permet cette substitution, et Ton n'a plus à redouter les ruptures de cette traverse lorsque par un arrosage l'on vient à éteindre les mâchefers dans le cendrier.

La grille supérieure est formée de barreaux dont la forme varie avec la nature du combustible.

Ces barreaux sont fixés sur un cadre auquel on peut

donner un mouvement de rotation au moyen d'un levier placé extérieurement sur un des côtés du foyer.

Ils portent une série de nervures sUr une seule face, sauf les barreaux extrêmes qui Sont à double nervure. Ces nervures servent tant à maintenir l'écartement qu'à empêcher les flnes de tomber dans le cendrier.

A la même hauteur que la grille supérieure se trouve une voûte en briques réfractaires et sur les côtés sont ménagés des orifices d'arrivée d'air.

L'air peut pénétrer par les orifices à travers les barreaux de la grille supérieure et sous la grille par un papillon placé sur les portes du foyer. Ces deux arrivées d'air sont séparées par Un diaphragme qui retid leur réglage indépendant.

L'appareil est renfermé dans une boite rectangulaire formée de deux côtés en fonte, garnis intérieurement de briques réfractaires, reliés à l'avant et à leur partie supérieure par des traverses en fonte. A la partie antérieure se trouve une ou deux portes, suivant la largeur du foyer.

La voûte réfractaire repose sur les deux côté du foyer.

Le chargement du combustible se fait dans la trémie qui porte sur sa face antérieure deux fers plats entre lesquels on peut introduire un sabre pour assurer la descente régulière du combustible sur toute la largeur du foyer et éviter toute obstruction à la partie basse de la trémie.

En raison de la hauteur de l'appareil et afin de ne pas gêner le nettoyage des bouilleurs ou des tlibes de la chaudière, la trémie peut se rabattre complèlemefcit sur l'avant du foyer en tournant autour de l'axe.

Le combustible glisse d'une part entre une plaquette

en fonte ou en fer à l'arrière dont l'extrémité inférieure a pour but de régler l'épaisseur de lacouche de combustible sur la grille, d'autre part entre les fera plats cités plus baut sur la face antérieure.

Le combustible tombe sur la grille supérieure où il est soumis à la chaleur due au rayonnement de la voûte, ce qui a pour effet de produire sa distillation. Les gas

Fi^'. 4 ïl 5. — Ti'éiuie et ajipai'uil de cliai'geinent.

combustibles dégagés sont mélangés à de l'air passant à travers la grille et arrivant également par les orilices latéraux au-dessus de la coucbe de combustible. Le comburant entrant ainsi suivant deux directions perpendiculaires produit un brassage énergique des gaz et un mélange intime des matières volatiles provenant de la distillation du combustible avecl'air destiné h les brûler. Ce mélange, par suite du tirage de la cheminée» passe entre la voûte, maintenue & une température très élevée, et la masse incandescente placée sur la grande grille, La combustion de ce& produits gazeux se trouve donc assurée.

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Le mouvement de rotation donné à la gpÏUe a pour effet, grâce à la forme spéciale des barreaux, de rejeter le combustible distille et déjà enflammé à la surface de celui qui brûle sur la grande grille.

En outre, lors de la remise de la grille mobile dans sa position normale, le combustible nouveau vient prendre le celui qui a été déplacé.

;rille permet donc de régler la puissance de van du foyer comme lors d'un cbargement à !a 13 elle présente en outre l'avanlage de ne cliarger ande grille que du combustible ayant précé- , subi une distillittion et déjà en ignltion, au lieu du combusiible absolument frais, ibnstion se fait ensuite comme sur une grilto , mais il ne tombe que du coke et les fines du ble employé y arrivent déjà agglutiaées. idres et les mâcbefers ne se produisent qu'au grille et sur la grille de pied, d'où il est facile lever^ ainsi que nous le verrons plus loin, ries du cendrier doivent rester fermées en temps leur papillon seul est ouvert ainsi que le régisces ouvertures peuvent être réglées suivant le la cheminée, la nature du combustible et la de vapeur à produire.

int caractéristique du foyer en question est le ement de la combustion en deux phases : illation du combustible et combustion des élézeux;

ibustiondu combustible distillé, tient le premier résultat par le rayonnement ilte en briques réfractaires s'appuyant sur les !S du foyer. Sa poussée est contre-balancée par

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