ii L'KCLAIUAdK KLRCTRIQUE
ressemblant beaucoup au caoutchouc et même à la gultapercha. On peut aussi, suivant la Revue de Chimie indusirielley remplacer le bromonitrotoluol par le nitrocumol et ses homologues.
La diclectrine. — C'est un mélange de paraffine et de soufre, qui est bien préfc^rable à Tùn ou à l'autre de ces isolants^ il est plus dur, moins fusible que le premier, moins cassapt et moins hygrométrique aussi que le second. Grâce à un dispositif spécial employé par M. Chabaud, on parvient à mouler ce produit ; on l'obtient bien homogène, très dur, facile à travailler au tour ou à la lime ; aussi peut-on lui donner diverses formes,
M. Hurmuzescu en a fait des bagues, des supports, une bobine, des manches de plan d'épreuve, un électrophore où le disque métallique en aluminium porté par un manche en diélectrine repose sur un gâteau en diélectrine ; avec cet électrophore on obtient des étincelles de 0*^,02 de long; il reste chargé 1res longtemps et fonctionne même à l'humidité. L'auteur a présenté enfin des éleclroscopes où le support de la tige à laquelle sont attachées les feuilles d'or est un disque en diélectrine (la cage de l'électroscope est métallique pour éviter les charges par conveciion). La nouvelle substance, très inaltérable, comme le prouvent des échantillons parfaitement conservés depuis 1892, rendra de grands services pour les isolements surtout dans les endroits humides.
Substance isolante J-acksen, — Celte matière, composée de paraffine, de caoutchouc et de goudron, mélangés à une température convenable, jouit d'une grande ténacité et serait destinée par son inventeur, M. Jacksen de Londres, à remplacer la gutta-percha.
On la prépare de la manière suivante : 10 parties de
FILS ET CABLES 8o')
paraffine et une partie de goudron sont maintenues à une température de 200 à 250 degrés jusqu'à ce que les deux corps soient intimement mélangés. Cela fait, et dès que la température est descendue à 100 degrés, on introduit dans ce mélange deux parties de caoutchouc, on brasse le tout et on maintient la température jusqu'à ce qu'on obtienne une masse bien homogène.
On fait varier les proportions des divers corps entrant dans la composition de cet isolant suivant les conditions auxquelles il doit satisfaire.
Régénération des rebuts et déchets des tissus caout-choutés. — Dans les fabriques américaines, on se sert de deux procédés qui sont à peu de chose près, les mêmes pour rendre la gomme susceptible d'être employée à nouveau.
L'un de ces procédés consiste à broyer les différents objets et les réduire en poudre la plus menue possible, à séparer par le tamisage les fibres textiles qui s'y trouvent mélangées. Le résidu est soumis à l'action de la vapeur d'eau à la pression de 6 atmosphères, puis on le passe entre deux cylindres pour en faire des bandes ou feuilles de peu d'épaisseur.
Dans le second système, on passe les objets de rebut entre deux cylindres cannelés pour les réduire en morceaux de 1 (cm)^ environ, puis on carbonise Je tissu végétal en faisant bouillir le tout avec de l'acide sulfurique dilué. On la lave à l'eau pure, puis avec une solution légèrement alcaline ; enfin Ton sèche entre deux cylindres.
Dans ces deux genres d'opération, il est à remarquer que l'action de la vapeur est la plus importante, puisque la gomme ne devient susceptible d'être travaillée
qu'après avoir été soumise à Tactioii de la vapeur d'eau.
L'élasticité du caoutchouc ainsi obtenu est suffisante pour permettre d'employer le produit, soit pour l'imperméabilisation des étoffes, soit pour enduire les câbles ou autres objets qui doivent être soumis à une longue immersion (1).
Paraffine. — On l'extrait des goudrons de pétrole ou de houille.
C'est une substance blanche d'un nouvoir isolant très élevé qui a le défaut de fondre à basse température.
Elle imprègne bien.
Chatterton, — D'un usage extrêmement répandu, cette composition a la propriété d'adhérer au cuivre et à la gutta-percha.
Elle est formée de :
Gutta-percha 3 parties
Résine 1 —
Goudron de Stockholm 1 —
Elle a même densité que la gutta-percha, mais sa capacité inductive est moindre.
Arcanson. — La formule suivante donne de bons résultats :
Arcanson 2,5 parties
Cire 1 —
On élève le point de fusion du mélange en forçant la teneur en cire.
Câble à isolement léger. — Ce genre de câble convient
(1) Pour plus amples détails, consulter le Caoutchouc et la Gutta^ Percha, par Th. Seeligmann, Lamy et Falconnet. J. Fritsch, éditeur.
lorsque la ligne traverse des locaux secs, môme 1res chauds (tig. 163).
L'isolement léger est formé d'une couche de ruban de
Fig. 105. — Cilble à isoleii
i. ~ <;ùl)le à iioleiiient [(
Fig. Iffl. — Gûble à isolement très fort.
toile bitumée et d'une couche de tresse également bitumée.
Câble à isolement fort, — Si lea locaux à traverser sont humides, le cAble doit être davantage protégé ; on l'entoure de couches superposées de caoulcbouc vulcanisé, de ruban caoutchouté et de chatterton, composition dont j'indiquerai plus loin la nature (fig 1()6).
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Câble à isolement très fort. — Quand Ihumidilé des locaux est encore plus {jurande on a recours à rîsolement très fort qui se compose de couches superposées de caoutchouc naturel, de caoutchouc vulcanisé, de ruban caoutchouté, de tresse bitumée et de chatterton (0^.167).