‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 2)Chapitre 63 sur 91 · I. KCI.AntAOl · texte numérisé non relu

I. KCI.AntAOl

POTEAUX DE nois 391

Si la console est galvanisée, Tépaisseur de la couche de zinc doit être telle que cinq immersions successives, d*une minute chacune, dans une solution de sulfate de cuivre à 20 Vo ne mettent pas le fer à nu.

Montage des isolateurs sw les poteaux. '— Cette opération s'effectue plus facilement quand le poteau est à terre que quand il est planté.

Le support devra être fixé au poteau par des vis ou des tire-fonds, et jamais par des clous qui tiennent plus ou moins et font éclater le bois.

L'ouvrier monteur devra au préalable orienter exactement le support sur le poteau de telle sorte qu'il n'y ait pas de traction latérale exercée par le fil, puis préparer le logement des vis ou tire-fonds à l'aide d'une vrille de dimension appropriée.

Vis et tire fonds doivent être galvanisés pour ne pas être attaqués par le sulfate de cuivre dont est injecté le poteau.

POTEAUX DE BOIS. PROCÉDÉS d'iNJECTION. — POTEAUX DE FER.

Poteaux en bois. — Les poteaux en bois remplissent toutes les conditions voulues de légèreté, de durée, de résistance à la rupture (celle-ci croît du tronc au sommet) et de bon marché.

Choix de Varbre. — On doit choisir pour la fabrication des poteaux des arbres en pleine croissance et venus autant que possible dans un terrain sec (gravier, sables granitiques) : un terrain humide donne des bois mous.

L'abattage doit avoir lieu pendant Tarrèt de la sève en hiver, pour éviter les fermentations ultérieures^ et faciliter Vinjection s'il y a lieu d'y recourir.

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L'écorçage est fait 30 jours au moins après l'injection et l'on doit enlever environ 1,3 millimètre d'aubier.

Les poteaux ainsi préparés sont empilés dans les dépôts, horizontalement, les uns sur les autres. On facilite la ventilation et par suite le séchage en les séparant par des cales de bois.

Les poteaux doivent être en bois non gemmés ; le diamètre doit être inlérieuiT aux 2/3 du diamètre total de l'arbre. On doit exclure les pins Laricio et lord Weymouth qui pourrissent trop facilement.

Durée d'un poteau, — On admet que, sur un lot de mille poteaux utilisés dans des conditions identiques, on aura à remplacer :

1 poteau pendant la 2^ année

Dimensions des poteaux, — La hauteur des poteaux varie suivant la topographie des lieux et le danger présenté par le courant de la ligne.

En voici pour trois types les dimensions approximatives, le cubage et le poids réel:

Type

. Di

A la base

amètre en A la tète

Au milieu

Cubage en m3

Poids en kg

6 mètres de hauteur .

Destruction des poteaux en bois. — L'action successive de rhumidité et de la chaleur amène une décomposition intime du bois qui se réduit en une poussière

brune ; la sécurité de la ligne peut en être compromise.

Cette action destructive des agents atmosphériques s'exerce surtout au ras du sol, mais aussi bien sur la partie extérieure que sur le bout du poteau enfoui dans le sol ; et encore celui-ci est il en outre soumis à Taction des bases ou des acides, suivant la nature du sol, qui se trouvent en contact avec lui.

Les attaques des insectes peuvent, dans certains cas, diminuer dans une large mesure la solidité d'un poteau.

Ce sont surtout les substances azotées et les composés protéïques du bois qui sont le siège des fermentations, et, comme leur proportion varie d\ine essence à l'autre, on a été conduit à les éliminer dans les poteaux qui en contiennent une forte proportion, pour les 1 aisser subsister dans ceux qui n'en renferment qu'une quantité minime.

La destruction de ces composés azotés et protéïques s'effectuant par ï injection, nous aurons à examiner deux catégories de poteaux :

Poteaux non injectés. — Les essences qui se prêtent à une fabrication sans injection sont : le châtaignier, le peuplier noir, le chêne, certains pins et sapins, le frêne, le bouleau, le hêtre, le peuplier, en un mot les essences à grain serré et ne renfermant, par suite, que le minimum de substances azotées. Les bois de Suède sont très recherchés. Les poteaux de cette catégorie doivent être cependant protégés par le flambage ou le goudronnage.

Poteaux injectés, — Le pin rouge de Norwège, le pin sauvage du Jura, le mélèze, la sapin des Vosges, l'épicéa, l'érable, ont au contraire un tissu lâche et doivent être protégés artificiellement contre les causes de destruction que nous avons indiquées plus haut.

Procédés de préservation des poteaux. — Quand bien

même le poteau serait fait d'un bois à grain serré, il est prudent de protéger au moins la partie qui sera enfouie dans le sol, si ce n*est même la totalité du poteau.

On obtient ce résultat d'une façon économique et facile par le flambage seul ou aidé du goudronnage.

Flambage, — On conçoit aisément que, si la surface extérieure du poteau est carbonisée sur une profondeur (le Ty millimètre, Teau et les corps qu'elle tient en sus-

pension seront incapables de traverser ce manteau protecteur pour attaquer le bois lui-même. Ce procédé très ancien de conservation des bois a l'avantage de pouvoir s'exécuter sur place, et il peut être employé sur le trajet même de ht ligne électrique, si des forêts voisines fournissent des poteaux à Tétat naturel. 11 joint à cet avantage le mérite d'être très efficace.

La carbonisation devra avoir lieu, soit sur toute la longueur du poteau, soit sur une longueur de 30 centimètres plus grande que celle de la partie à enfouir.

Le bois devra être carbonisé sur une profondeur

de ô millimètre, et la couche de charbon devra être ad-

hérente et ne pas s'écailler sous l'action de chocs légers. Procédés de flambage. — On place le poteau dans la flamme d'un feu-de copeaux bien entretenu. Ce procédé très primitif est difficile à conduire : le poteau brûle toujours plus ou moins. — On place le poteau dans une cornue de métal où l'on fait arriver la flamme d'un foyer à huile lourde, alimenté par une soufflerie. C'est le procédé de Lapparent. — On enduit le poteau de pétrole ou d'huile lourde que l'on enflamme ; s'il y a lieu, on alimente le feu au moyen d'un des combustibles précités.

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