‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 2)Chapitre 8 sur 91 · IJ · texte numérisé non relu

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Les constantes des calculs sont les suivantes :

Puissance indiquée : Pi

si

s = surface du piston en cm^ ; / = longueur de course ; en m

4 500 = 60 (secondes) X 75 (kgm).

P — 0 40341 V 71 V » i """^ """""^''^ d'explosion

/-. — u,iuo*i A y«^ A i'm ( ^^ ^ pression moyenne en Kg : cm«.

Puissance effective : Pe Circonférence moyenne des volants : 5,3813 m (corde comprise).

w KOJK f u) = nombre de tours par minute

Pt = ^JhqTT X " X ^ JP = Z' -/»== charge du frein

f totale sur les deux volants*

Les diagrammes ci-dessous sont la reproduction,en A, du diagramme moyen du quatrième essai, et, en B, du troisième ; pour A, le robiiffasrrsmme.A. uct était pleinement ou-

vert, tandis que, pour B, le robinet étranglait l'admission du gaz, de manière à ce qu'il y eût autant d'explosions motrices que de compressions. 11 est à remarquer que, malgré ces conditions, géné-

Fig. 19 et 20. — Diagrammes du moteur ralemcnt estimées dé-

Crossiey. favorablcs, la consom-

mation de gaz, par unité de travail effectué, n'a presque pas changé : c'est que, si le rendement organique baisse légèrement par suite de la diminution du travail, il y a compensation en ce que d'autre part les combustions se

*p^.7-*^JP'U*^^'

font mieux dans un cylindre constamment réchauffé par les explosions.

Les consommations observées méritent d'arrêter l'attention, car elles sont vraiment remarquables, vu la pauvreté relative du gaz employé ; une dépense de 603 litres par cheval-heure effectif (brûleur non compris) avec du gaz donnant 3 011 calories au mètre cube équivaut à une dépense de 570 litres avec du gaz possédant un pouvoir thermique moyen de 5 300 calories.

Les qualités du moteur essayé ressortent surtout de l'estimation du rendement thermique fourni dans l'essai n® 6. Le rapport de la puissance effective réellement disponible à la puissance totale qu'aurait pu fournir par sa transformation le calorique dégagé en une heure par le

gaz est égal à

Au point de vue de la régularité du moteur, les résultats ont été aussi très satisfaisants , la vitesse restait bien constante, et, grâce aux deux volants, l'impulsion du coup moteur ne se faisait sentir que d'une manière imperceptible sur les graphiques relevés par l'appareil Otten, La hauteur des hachures ne dépasse pas 2 mm, ce qui correspond à une variation d'environ 1,9 tour sur 150.

Le moteur X convient donc bien à l'éclairage électrique et, de fait, les variations de tension sont très faibles et la lumière est bien fixe.

Constatons en passant qu'on obtient une intensité lumineuse de 4 922 bougies pour une consommation horaire de 18,5 mètres cubes de gaz réduits à 0° et 760 mm ; l'utilisation directe du gaz par des becs Bengel donnerait moins de lumière pour une dépense triple.

Gomme la dynamo fournit 16 491 watts avec

» ' . ' -W~- wiS"

56 L'iCLAIRAGE ELECTRIQUE

110,9 volts et 148,7 ampères, le watt-heure correspond par suite à 1,1 litre de gaz.

Moteur Niel. — Ce moteur du type horizontal suit le cycle à quatre temps et donne une explosion tous les deux tours.

Gomme la plupart des machines du même genre^ celle qui nous occupe comporte un cylindre formant glissière, la bielle motrice étant directement articulée sur le piston, placé en porte à faux à l'arrière d'un bâti supportant l'arbre coudé, lequel, au moyen de deux engrenages à dents hélicoïdales, dont les diamètres sont dans le rapport de 1 à 2, transmet un mouvement de rotation, deux fois moins rapide que le sien, à un arbre auxiliaire parallèle à Taxe du cylindre et chargé de commander la distribution, l'allumage, la régularisation elle graissage.

Les organes de distribution, d'allumage et de régularisation sont tous groupés d'un même côté du cylindre, à l'extrémité de l'arbre auxiliaire (Fig. 21 et 22). Seule la soupape d'échappement, commandée par un levier actionné par une came calée sur l'arbre auxiliaire, se trouve soit de l'autre côté du cylindre, soit sur le fond même de ce dernier.

L'admission du mélange se fait par l'intermédiaire d'un tiroir conique, qui n'est autre chose qu'une clé de robinet, quand une ouverture percée en travers de celuici fait communiquer l'intérieur du cylindre et un conduit par lequel arrive l'air extérieur dans lequel se diffuse, par une série de petites ouvertures, le gaz destiné à la formation du mélange explosif. Les tiroirs rotatifs sont abandonnés depuis longtemps déjà, malgré leur simplicité, leur fonctionnement silencieux, leur

commande facile, etc. , en raison des nombreuses chances d'échauffement et de fuites qu'ils présentent ; mais M. Niel est arrivé à obvier sensiblement à ces inconvénients par une construction particulière de son robinet qui fait que celui-ci, possédant en général une certaine liberté dans son boisseau, s'y appuie cependant iortement quand le besoin s'en fait sentir.

Pour cela, le robinet est composé de deux parties. La première, formant laclé proprement dite, est percée transversalement d'une ouverture qui, comme nous l'avons vu précédemment, sert à effectuer l'admission. Quant àl'au- pig SI. —Coupe du cylindre at des appareils tre, elle se compose de distribution et d'allumage da moteur Niel. d'une chambre cylindrique dont l'une des extrémités est fermée par un diaphragme en acier portant au centre une vis creuse qui sert à relier les deux pièces entre elles et, à un moment donné, par l'intermédiaire d'un petit conduit la prolongeant, à établir une communication entre le cylindre moteur et l'intérieur de la chambre.

Le tiroir ainsi formé est monté libre dans son boisseau, sa liaison avec l'arbre auxiliaire permettant un léger déplacement longitudinal.

Il est maintenu en place par une bride amovible portant une vis motfile contre laquelle, en son centre, s'appuie la tète du robinet.

Cette vis est réglée de telle façon que. à part la période de travail, c'est-à-dire à part le moment où la pression dans le cylindre est assez élevée, le robinet est relativement libre dans son boisseau. Mais, quand Texplosion se produit, la pression augmente brusquement dans le cylindre, et comme, en ce moment, ce dernier se trouve en relation avec la chambre du robinet par le petit conduit dont nous avons parlé, l'équilibre s'établit et le diaphragme s'infléchissant légèrement appuie la clé sur son siège et d'autant plus que la pression dans le cylindre est plus forte.

On obtient ainsi une étanchéité parfaite sans un serrage continu exagéré du tiroir, ce qui facilite le graissage et diminue réchauffement.

L'allumage se fait au moyen d'un tube d'ignition, c'est-à-dire d'une éprouvelte métallique portée extérieurement au rouge par un chalumeau, dans laquelle, au moment de l'inflammation, une partie de la charge comprimée pénètre par l'intermédiaire d'un petit conduit ménagé dans le robinet.

Quant à la régularisation, elle est obtenue par suppression totale de gaz au moyen d'un appareil très ingénieux représenté en détail Fig. 22.

Celui-ci se compose d'un levier oscillant autour d'une de ses extrémités sous l'action d'un excentrique calé sur l'arbre auxiliaire.

Ce levier porte, articulé à son extrémité libre, une sorte de T dont la tète est formée par un ressort plat et la branche par une tige plate terminée en biseau.

Cet ensemble étant entraîné par le levier, quand ce dernier monte les extrémités du ressort viennent frapper contre deux butées d'autant plus vivement que la vi-

MOTEUHS A GAZ

lesse est plus grande, ce qn ber plus ou moins suivant le chine.

Pendant la descente du dressant, lance la tige qu'il porte en avant et d'autant plus vivement que la flexion de ce dernier, et par suite la vitesse de la machine, étaient plus grandes.

Tant que le nombre de tours du moteur est égal ou inférieur à celui pour lequel il a été réglé, le coi une encoche ménagée dans commandant la lige d'une vrîp, afin de permettre la foi mais, si la marche de la teau, lancé trop vite en a' nous avons parlé, et, la si verte, aucune explosion ne

L'appareil que nous ven et très efficace ; sa sensibil permet de plus, ce qui est la vitesse du moteur dans agissant sur une vis dont l'une des butées du ressort.

Le graissage du cylindr.

matiquement à l'aide d'un son mouvement sur l'arbre

Un moteur Niel, d'une

60 L*EGLAmAGE ELECTRIQUE

vaux, à 160 tours par minute, a été soumis par M. La* lande, dans le courant de 1890, à une série d'essais dont voici les résultais principaux :

En marche à vide et à 160 tours la consommation moyenne a été de 1 125 litres à l'heure, pour le gaz, et de 73 litres à Theure pour Teau.

Pour une puissance au frein de 2, 1 chevaux à 160 tours, c'est-à-dire en demi-charge, la consommation d'eau a été d'environ 24 litres par cheval-heure, et celle de gaz d'environ 933 litres dans les mêmes conditions.

Pour une puissance au frein de 3,9 chevaux et un nombre de tours moyen égal à 159, c'est-à-dire en charge normale, la consommation moyenne a été de 111 litres par cheval-heure, pour l'eau, et de 837 litres, environ, par cheval-heure, pour le gaz.

La puissance au frein du moteur a pu être poussée jusqu'à 4,47 chevaux à 160 tours, et 5,3 chevaux à 180

tours .

Dans le premier cas, la consommation a été de 28 litres par cheval-heure, pour l'eau, et d'environ 800 litres, dans les mêmes conditions, pour le gaz.

Dans le second cas, la marche était très anormale : aussi la consommation en gaz a-t-elle été d'environ 1 075 litres par cheval-heure.

Le rendement mécanique, calculé pour les effets maxima, a été de 80 °/o.

Aux consommations en gaz ci-dessus, il faut ajouter celle du brûleur, égale à environ 150 litres par heure quelle que soit la puissance développée par la machine.

Les diagrammes relevés ont indiqué une pression explosive moyenne de 16 kg par centimètre carré, pour une compression moyenne de 3,500 kg.

11 est établi, depuis longtemps déjà, que le moteur à gazeonvient très bien à la production de la lumière électrique et que le gaz ainsi consommé donne un meilleur rendement lumineux qu'avec les becs ordinaires.

Afin de faciliter les petites installations électriques, au moyen de moteurs à gaz, les Américains et les Anglais construisent, depuis un certain temps, des moteurs combinés avec des dynamos.

La compagnie Niel a suivi cet exemple et les figurés ci-dessus représentent la disposition adoptée par elle.

La dynamo du système Rechniewski est montée sur une tablette placée au-dessus du cylindre à l'arrière de la machine.

Pour assurer la constance de la marche, Tarbre de l'induit est muni d'un petit volant et le moteur en comporte deux, au lieu d'un, comme dans les cas ordinaires.

L'un de ces volants transmet directement le mouvement de la dynamo par Tintermédiaire d'une courroie.

L'ensemble ainsi formé est compact, occupe peu de place, est facile à surveiller et à commander.

Moteurs à Pétrole.

Les moteurs à pétrole peuvent être considérés comme une variété de moteurs à gaz qui utilise comme gaz tonnant de la vapeur d'essence légère de pétrole ou d'huile ''ampante mélangée d'air.

Les moteurs à essence sont appelés à disparaître au profit des seconds en raison du grand écart de prix de l'essence et- du pétrole : nous ne parlerons que de ces derniers.

62 l'éclaihaoe électrique

Ils présentent sur les moteurs à gaz l'avantage de pouvoir être installés partout, sans qu'il y ait lieu de les brancher sur une dtstribulJon de gaz ou de leur adjoindre un gazogène : leur mécanisme n'est ni plus compliqué ni plus fragile que celui des moteurs à gaz.

Par contre, leur rendement est très variable d'un type à l'autre et pour un même lype avec la charge.

Nous donnons ci-dessous, d'après la Bévue Industrielle, une description du moteur Grob.

Le type vertical qui est le plus courant, est représenté dans les gravures ci-contre ; il poric un arbre à manivelle à sa partie inférieure et un guidage spécial pour la tête du piston. C'est un modèle du genre Pilon.

Le cylindre qui surmonte le bâti, est fermé à sa partie supérieure par une culasse (fig. 23) contenant la soupape d'admission d'air a, chargécpar un ressort réglable à boudin b et communiquant, par un tuyau non figuré, avec l'intérieur du bâti où se fait l'aspiration de l'air nécessaire à la formation du mélange explosif.

Sur un coté de la culasse se trouve, en prolongement 1,. de la cuvette d, le pulvérisateur c qui débouche dans le vaporisateur e chauffé en dessous par une lampe à pétrole q (iig. 24) alimentée, dans les installations Gxes, par un réservoir en charge de 2 m environ relié en P'. L'hydrocarbure employé est du pétrole lampant d'une

MOTEURS A PETROLE

densité de 800 à 850° dout le point d'inflammation n'a lieu qu'à une température relativement élevée (vers 30 à 40"). Ce liquide, également contenu dans un récipient en charge, est envoyé dans le pulvérisateur c par une

( Fig. 24 et 2ô. — Coupe et élévation,

petite pompe f placée à mi-hauteur environ du moteur et floumise à l'action d'un régulateur à boules. Celui-ci est actionné par l'arbre à manivelle au moyen d'un engrenage droit commandant un arbre auxiliaire qui agit, à son tour, sur la tige du régulateur à l'aide d'un engrenage conique.

Sur cet arbre auxiliaire est calé un excentrique dont

(ii l'éclairage klectrique

la tige, tout en élanl iudépendante de celle du piston de la pompe, actionne ce dernier lorsque le régulalcur le permet. A cet eiTel, un ressort à fioudïn S (fig. 2G) tend toujours Si amener le piston r dans sa po^ilion la plus Lasse ; mais, sa lige ports à ' son extrémité un taquet arti-

culé / qui, dans la vitesse normale, est soulevé par la tige d'exceulrique convenable ment guidée dans le support du régulateur ; ce taquet est relié au manchon de ce dernier par une tringle t {fig, 24 et 23) qui, dans le cas d'un excès de vitesse, attire la menotte h et Idil échapper le butoir / à la tige d'excentrique ; au surplus, celle-ci peut, dans certaines circonstances, être débrayée k la main.

Quant à la pompe, elle est constituée par un cylindre u danslequelle pétrole s'écoule par les canaux horizontaux et PLg. 26. - Pompe i parole, ^'ertlcaux V du plongeur r, lorsque celui- ci se trouve dans sa position inférieure ; dès que, par le soulèvement de ce piston, les orifices V dépassent la garniturc en cuira,', la communication ont ro le canal dame- ' née P du pétrole et lo cyliadre u se trouve interrompue. Le pétrole est alors refoulé par la pompe à travers la soupape y dans le pulvérisateur c. Lorsque ce piston

MOTEURS A PETROLE

atleiat sa posilioa supérieure, cette soupape se referme ; en même temps, il.est chassé vers le bas par la détente du ressort S, qui agit jusqu'à Farrèt de la bulée s". La conduite P est alors mise à nouveau en communication avec le cylindre u pour son remplissage. La quantité de pétrole injectée dépend de la course effectuée par le piston ; on la règle au moyen d'un écrou g engagé par moitié dans des fdets de vis inverses pratiqués tant au bout de la tige du piston qu en haut du support de la bielle h ; cet écrou double est maintenu en position par les contre-écrous g' g'.

La commande de la soupape d'échappement ne s'effectue pas simplement par la tige d'un excentrique calé sur l'arbre moteur ; au lieu d'être rigide, cette tige consiste en deux parties articulées «6, communément avec une courte bielle c mise en jeu par une manivelle fixée à l'arbre intermédiaire du régulateur.

Cette disposition a pour objet de réduire l'usure de l'engrenage interposé entre ces deux arbres ; en effet, si la soupape d'échappement était uniquement commandée par l'arbre du régulateur, qui tourne à une vitesse moitié moindre ,que l'arbre de p. ^ couche, tout l'effort nécessaire pour l'ouverture de celte soupape se porterait'sur l'engrenage et, par suite, sur les mêmes dents, qui s'useraient ainsi très inégalement.

Grâce à cette disposition représentée fig. 27, cet effort est exercé en grande partie par l'excentrique de l'arbre

66 L^CLAIRAGE ELECTRIQUE

principal, tandis que la bielle courte c ne fait qu'ouvrir ou fermer la genouillère ab dont le levier articulé d soulève ou non un levier m sur lequel repose la lige de la soupape d'échappement. Sur ce levier est un coulisseau / qu'on amène momentanément sous celte tige, pour éviter la compression à la mise en train du moteur.

Dans ce moteur, le graissage du cylindre est effectué au moyen d'un appareil à gouttes débitant du naphte de très bonne qualité, afin de réduire, au minimum Tencrassement. Les autres organes de frottement sont pourvus 4e graisseurs à graisse consistante ; la soupape d'échappement n'est lubrifiée qu'au pétrole.

Le fonctionnement s'effectue suivant le cycle à quatre temps bien connu. Par la descente du pl&loa moteur, l'air aspiré à travers le tuyau L et la soupape a passe en grande partie directement dans le cylindre, l'autre partie est amenée par la cuvette d au pulvérisateur c, dont le jet entraine, à l'état de division extrême, le pétrole introduit par la pompe /. Le mélange etst projeté contre les parois du vaporisateur c chauffé au rouge par la lampe q et il parvient à l'état gazeux dans le cylindre où il subit par son mélange avec l'air admis directement un léger refroidissement.

Les couches les plus riches en pétrole se trouvent dans le voisinage du piston et les plus pauvres vers le haut du cylindre. La stratification de ces couches n'est pas dérangée pendant la compression, de sorte qu'à la fin de la course du piston, la partie riche, rendue encore plus ■inflammable parla compression, s'enflamme en revenant au contact des parois incandescentes du vaporisateur. Avant la fin de la course motrice, commence par la soupape k l'échappement <les gaz brûlés;

MOTEURS A PETROLE

Pour la mise en traia, on chauffe la lampe q au moyen d'une lampe à esprit de vin ; il faut H minutes environ pour porter à la température convenable le vaporisateur d'un moteur' de 2 cAr^. Quant au rafraîchissement du cylindre, il est produit par un courant d'eau entrant en M et sortant en N.

La figure 28 représente le diagramme d'un moteur de 6 chvx tournant à 260 tours par minute ; la compression atteint environ 3 kg par centimètre carré, et l'explosion développe, en surplus, une pression de 12 %.

Y compris la dépense de la lampe, la consommation est de 0,5 / de pétrole par cheval-heure pour les petits moteurs et de 0,4 / pour les gros moteurs ; la lampe seule brûle pour une machine de 1 à 2 chvx 0,166 / environ et pour des puissances plus élevées, 0,20 à 0,25 /.

Un moteur Grob de 8 chvx a fourni dans des essais officiels les résultats suivants :

Fi g» 88

Diamètre du cylindre

Course du piston

Nombre de tours ...«.«....

Chambre de compression

Volume d'aspiration i . .

Rapport de la chambre de comprdssion au vo

lume de détente ^ — jtt«

Consommation de pétrole pour 17 inflammations

Consommation de pétrole par heure . . . .

(1) Ce rapport s'élève à 4,2 dans les petits moteurs.

bO L KCLAIRAOE ELECTRIQUE

Travail indiqué ekcx 12,3

Travail effectif au frein — i0,5

Rendemcnl mécanique 0,81

Consommation du cylindre pur cbevaHieure

indiqué 0,466 ;

Consommation de la lampe par cheval-heure

indiqué 0,023

Coniommation totale par cheval-Leure indiqué. 0,430 t

La Compagnie des moteurs Grob a établi jusqu'à 10 chvx un ccrtaÎQ nombre de modèies du type vertical Pilon dont les dispositions générales sont représentées figure 29 ; pour les cas où la marche doit être régulière comme pour l'éclairage électrique, elle construit des types verticaux à deux cylindres, qui peuvent aussi trouver leur emploi sur des embarcations. Les manivelles y ont le même angle de calage, mais les temps du cycle sont alternés de telle façon que, pendant I l'aspiration dans l'un des

cylindres, l'explosion se produise dans l'aulrc.

Une manivelle, agissant sur l'arbre de couche i par l'intermédiaire d'un

renvoi à engrenage et Fig. 2!'. —Moteur ordinaire à pélroU chaîne Galle, sert à la

mise en train.

Moteurs a gaz ou a piÎTaoLE. — Apres avoir ouvert

TUUBINES 69

radmission de gaz ou de pétrole, on allume la lampe qui doit provoquer la déflagration du mélange d'hydrocarbure et d'air.

On met le volant en mouvement de façon à lui faire faire plusieurs tours après quoi le moteur doit partir tout seul.

On règle l'admission de gaz ou de pétrole de façon à ne fournir au moteur que la quantité de gaz actifs nécessaire.

Les précautions pour le graissage sont les mêmes que pour les machines à vapeur.

On arrête les moteurs de cette catégorie en fermant l'admission de gaz ou de pétrole.

Turbines.

Les turbines sont des moteurs hydrauliques à axe horizontal ou vertical, dans lesquels le mouvement de l'eau se fait sans changer de sens. Elles utilisent la puissance de chute sous forme de force vive, par pression et non par choc.

De tous les récepteurs hydrauliques, elles sont à peu près seules utilisées à la conduite des dynamos : les roues tournent en effet trop lentement, ce qui oblige à multiplier les transmissions de mouvement, et leur rendement est en conséquence bien inférieur à celui des turbines.

La turbine comprend deux parties essentielles : un distributeur fixe et le récepteur mobile.

Le distributeur reçoit l'eau, la subdivise en filets, et le récepteur transforme la force vive des filets et la transmet à l'arbre moteur.

Les turbines se subdivisent en plusieurs classes :

Turbines radiales, dans lesquelles l'eau agit en res-

L ECLAIRAGE ELEGTHIQUE

tant dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation ; ce sont les turbines centrifuges et les turbines centripètes.

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Fig. 30. — Dispositions relatives d'une turbine et des deux biefs.

Turbines axiales^ dans lesquelles l'eau agit en restant sur un cylindre ayant comme axe de figure celui de la turbine, comme c'est le cas dans les turbines parallèles.

11 existe en outre une autre série de turbines dans lesquelles l'eau agit dans des directions différentes de celles qui viennent d'être indiquées.

Chacune de ces classes peut être divisée en deux autres suivant que Taxe est horizontal ou vertical.

En principe, Teau est amenée à la turbine par une conduite ; reçue par le distributeur dont la disposition varie avec le genre de la turbine, Teau vient en filets frapper les aubes du récepteur qui prennent un mouvement de rotation transmis à l'arbre moteur sur lequel la dynamo est montée.

TURBINES 7i

Vannage. — On a souvent intérêt à faire développer à la turbine une puissance en rapport avec le travail à fournir, et, pour réaliser celle condition, on obture plus ou moins, par des dispositifs variables d'un constructeur à l'autre, la section des ouvertures des distributeurs, et par suite U quantité d'eau qui actionne le récepteur. On peut agir soit sur toutes les ouvertures du distributeur, soit seulement sur une partie d'entre elles ; cette dernière disposition est la plus employée.

Les turbines centripètes sont moins sujettes que les turbines centrifuges à des variations de vitesse quand la résistance à vaincre varie : elles doivent en général leur être préférées.

Turbines centripètes à axe vertical. — L'inslalklion générale est la même que celle de la turbine centrifuge, avec cette différence toutefois, que le récepteur est à l'intérieur du distributeur.

Le distributeur est séparé de l'eau d'amont par un couvercle qui force tnpêûTaxe'verttcai"' l'eau à se diriger vers le bief d'aval.

La réaction de l'eau renfermée dans la turbine sur la colonne d'eau, venant de la chute, régularise la vitesse de rotation et tend à contrebalancer l'influence des variations de charge.

Les turbines de classe sont préférées pour la conduite des dynamos.

Turbines centripètes à axe horizontal. — Ce type eSt très répandu en Amérique, et son alimentation se fait

l'kclairage électrique

soit par tout le pourlour,soit sur une partie seulement de la surface du récepteur. Il est établi pour travaiUer

hors de l'eau.

T est le tuyau d'arrivée

de l'eau et T^ le tuyau de

sortie.

Le distributeur est en D

et le récepteur en R.

Turbines centrifuges à axe vertical. — Le distributeur D est fixe et monté sur un axe creux A qui lui amène Teau, et celle-ci sort par des ouvertures munies d'aubes directrices Fig.32-Turbin^^^^^^^ sur sa surface

verticale.

Le récepteur R est mobile : il a la forme d'une couronne concentrique et extérieure au récepteur. Les

deux surfaces cylindriques sont réunies par des aubes que l'eau frappe et suit avant de s'échapper au dehors.

Le récepteur est monté sur Taxe de rotation XY par des bras B. B.

Turbines centrifu-

Fig. 33. — Turbine centrifuge à axe vertical.

ges à axe horizontal. — Leur disposition générale est la même que celles des turbines à axe vertical ; mais elles

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