E = BI
Les éléments de l'ancien rhéostat /, e/, /î, / étant connus, on établira facilement, comme dans le premier exemple, les dimensions du nouveau fil à em-
MÉTAUX POUR RHÉOSTATS 141
ployer pour produire soit le même effet, soit un effet différent.
Renseignements sur quelques alliages employés dans la fabrication des rhéostats.
Kruppine. — Ce métal, fabriqué par Krupp, à Essen, et nommé Kruppine, se distinguerait non seulement par une résistivité considérable, mais encore par des qualités mécaniques qui permettraient de le travailler très facilement. Sa résistivité, quand il est bien recuit, est de 83 microhms-cenlî mètre, c'est-àdire cinquante fois plus grande que celle du cuivre : son coefficient de température est égal à 0,0013 ; il est donc trois fois^plus petit que celui du cuivre.
M. Dettmar, après avoir mesuré ces deux constantes, a recherché, et c'est là la partie la plus intéressante de son travail, combien de spires doivent être roulées en un boudin d'un mètre de long pour dépenser un nombre maximum de watts sans produire un échauiîement dangereux. Ce n'est pas, comme on serait tenté de le croire, le plus grand nombre possible de spires qui donne le meilleur résultat. Pour des boudins dont le diamètre est de i 3 et 18 millimètres et pour des fils de 1 et de 2,3 millimètres, l'auteur trouve que le meilleur enroulement est celui qui laisse entre deux spires consécutives un intervalle égal à deux fois le diamètre du fil.
Il a constaté, en outre, que deux boudins de diamètres différents (13 et 18 millimètres) supportent à peu près le même courant quand tous deux sont enroulés de façon à donner l'effet maximum.
M. Dettmar a déterminé pour cet enroulement le nombre d'ampères que peuvent supporter une série de fils de kruppine de diamètres différents. Voici un tableau qui résume ces résultats :
Intensitô en ampères
Diamètre
du fil,
en millimètres
Eésislance en obms
Longueur en mètres
que peuvent supporter les fils
par métro
par ohm
indéfiniment
pendant 1 mio.
M. Dettmar admet qa*un fil supporte indéfiniment un courant donné quand, ayant atteint sa température définitive, il ne produit pas un sifflement caractéristique au contact d'un doigt humide.
Le courant indiqué dans la dernière colonne porte le fil au rouge sombre en le traversant pendant une minute.
Cet alliage, d'après M. Van Aubel, présente une ré-
sistance spécifique de 84,7 en microhms -£-,- à 18<* C,
ou s'il a été chauffé pendant plusieurs jours, de 83,5 ; le coefficient moyen de variation avec la température diminue un peu quand cette dernière s'élève, mais
METAUX POUR RHEOSTATS \
est toujours voisin de ■+■ 0,0007. Cet acier a don résistance spécifique relativement élevée {cell maillechort est 20,76 microhms-centimètre) ; il être porté à une température de 600° C sans chi de structure.
La résistance spécifique est exprimée en micro centimètre.
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METAUX POUR RHEOSTATS l4o
Ces alliages présentent des allures quelque peu variables elle défaut ne se corrige qu'après plusieurs essais successifs. De 3/10000 à 4/iOOOO après quelques jours, la variation peut encore atteindre 1/10000 après plusieurs semaines. La « nickeline » est obtenue par la fabrique Obermaier de Nuremberg ; l'alliage appelé « rhéotan » est fabriqué par le D' Geitner. Enfin le « nickel breveté » est fourni par MM. Basse et Selve, d' Alloua, tandis que les alliages VII et VIII proviennent des usines d'Isabelle, près de Dillingbourg. Il faut remar^quer encore que Je coefficient de température relatif à Talliage VJII, de faible valeur numérique, est négatif. C'est un point du plus grand intérêt pratique qui permet d'obtenir des bobines de résistance pour lesquelles le coefficient de température soit presque nul.
Consiantan. — Résistance spécifique 50 microhms centimètre.
Platinoïde. — Maillechort additionné de tungstène :
Densité , • 8 J8
Résistivilé 33 microhms ciil«
Charge de rupture ou ténacité .... 60 kg par cm^. Coefficient de température . . . . • négligeable.
Acier au manganèse. — Il renferme 0,05 Vo de carbone et 13,73 Vo de manganèse.
Densité 7,81
Résistivilé 75 microhmscm.
Ténacité 160 kg par cm*.
Coelficient de température né^li<^eable.
Mêlai blanc Grammont.
Résistivité ^3 microhms-cm.
Coefficient de température ^ . . . . 0,0002.
L ECLAIRAGE KLECtRiQUE
— M. Van Àubel a fait connaître des alliages fabriiquiés par les usines de nickel de MM. Fleiltmann, Witte et C^% à Schwerle (Weslphalie) : le tableau suivant montre que les nouveaux alliages ont une résistance électrique très grande, et un très faible coefficient de variation avec la température ; ils pourront rendre de grands services, particulièrement le fil la Iû. 11 reste toutefois à rechercher s'il ne se produit pas, avec le laiton, une force thermo-électrique notable :
Désignation da fil
Rési^Unce
en microlimi rm
par cm2 à 20*
Varialion pour 1*
Fil breveté « Extra » dur . . .
— — doux . . .
Fil breveté làla dur
— — doux
Fil de nickeline 1 dur
— — doux
Commutateurs réducteurs.pour accumulateurs.
Ces appareils servent à modifier le nombre des accumulateurs en chaVge ou en décharge.
Le commutateur se compose d'un socle portant une série de plots avec bornes de prise de courant et une manette pouvant se mouyoij sur les plots.
La manette est montée- sur une embase munie également d une prise de courant.
Les plots sont réunis chacun au pôle négatif d'un accumulateur et la manette à Tun des fils du circuit d'utilisation dont le second aboutit au, pôle positif de la batterie comme le montre la (Fig. HO).
RÉDUCTEURS 147
L'écartemenl des plots doit êire iulérieure à la largeur de la manette a(ïn qu'il ne se produise pas d'interpuption de courant quand on déplace celle-ci pour
Fig. ItO. — Riiduoleur pour accumulateurs.
modifier le nombre d'éléments en charge ou en décharge.
Suivant que l'on fera tourner la manette de gauche à droite ou de droite et de gauche, on augmentera ou l'on diminuera le nombre des accumuhteurs en décbarge sur le circuit ccc des lampes /./.
Un réducleup qui serait construit comme celui de la Fig. ilO aurait l'inconvénient de mellre un élément en court circuit au moment où la manette porte sur deux plots voisins.
On obvie à cet inconvénient en doublant le nombre des plots 6t en les réunissant, par paire, avec une résistance R de ferro-nickel calculée pour ne laisser débiter au plus à l'élém'cnt que le maximum de son régime (Fig. 111).
Dans d'autres modèles, le nombre des plots est égal à celui des pôles négatifs de la batterie, mais la manette est à deux bras décalés de telle sorte que Tun atteigne un plot avant que le second n'ait quitté le