COUPE-CIRCUIT MAGNÉTIQUES
Sur les circuits traversés par des courants intenses les appareils magnétiques peuvent èlre avantageusement employés, la fusion brusque de la barrette des coupe-circuit fusibles pouvant présenter des dangers.
Coope-circuit magnétiques.
Coupe-circuit Woodhouse et Rawson. — Cet appareil (Fig. 123 et 124) est basé sur l'attraction d'un noyau de fer f fixe ; par un solénoïde raobile s : ce dernier est parcouru par le courant à conlrôler.
Le solénoïde fait d'un fil de diamèlre convenable
est fixé par son centre de gravité à un bras h mobile dans un plan vertical. Ses deux extrémités plongent dans des godets gg à mercure, en série sur le circuit. Le noyau magnétique est Fait d'une corne de fer doux lamellaire fixée dans une pince par son extrémité inférieure. Son rayon de courbure est celui du
solénoïde et le tout est disposé de façon que ce dernier puisse tourner d'un certain angle tout en restant concentrique avec le noyau.
On conçoit facilement le jeu du mécanisme. On recale le noyau jusqu'à ce que son action attractive décale le solénoïde quand l'intensité atteint sa valeur maxima. Quand le coupe-circuit fonctionne, les extrémités du solénoïde quittent, pendant le mouvement de bascule, les deux godets à mercure et rompent le circuit.
On règle l'appareil pour des intensités variables en avançant ou en reculant le noyau magnétique.
Coupe'Circuit Hedge. — Sur un support isolant se trouvent (ixées deux bornes V V de prise de courant (Fig. 123) reliées chacune à un godet de fer MM contenant du mercure et recevant chacun l'extrémité d'une des branches d'une pièce métallique en lorme de fer à cheval.
Cette dernière est montée sur l'armature mobile d'un électro-aimant eu série sur le circuit EF.
Lorsque le fer à cheval
plonge dans les godets à
mercure le circuit est
Fig. l!5. — Coupe-circuit Hedge fermé, lorsqu'il est relevé
le circuit est ouvert.
La rupture du circuit s'effectue par l'attraction de
GOUPE-GIRGDIT FUSIBLES 163
Tarmature mobile A sous l'inQuence de Télectro aimaut quand l'intensité du courant dépasse sa valeur normale. On règle cette intensité par le jeu d'une vis calante v qui permet de maintenir l'armature plus au moins près de l'électro-àimaut.
Une lois relevée l'armature ne peut retomber d'elle-même et le circuit reste coupé.
Coupe-circuit fusibles.
Cette seconde catégorie d'appareils repose sur le principe suivant : un fil métallique convenablement choisi comme nature et comme diamètre est mis en série sur le circuit ; un excès de courant le fait fondre et coupe ainsi le circuit.
On emploie, pour les faibles intensités, des fils cylindriques et, pour les fortes intensités, soit des lames soit plusieurs fils ou lames réunis en quan* tité.
Les deux formules ci-dessous, établies par M. Preece, permettent de calculer l'intensité ou le diamètre du fil convenable pour amener la fusion du métal :
Iz=:ad^ d^ (']2
(Sf
Le tableau ci dessous donne la valeur du coefficient a, 7 et rf élant réciproquement exprimés en ampères et en millimètres :
Aluminium 59,2
Argent ^^
Cuivre SO
Platine ^^'^
Maillechort • • 50
Platinoïde 37
Fer 24,5
Etain 12
Alliage de 1 partie d'étain et de 2 parties de plomb 10,5
Plomb 10
On emploie en général le plomb, l'étain, le cuivre, raluminium, ces deux derniers pour les fortes intensités, en faisceaux de fils ou de lames. La pièce doit avoir une longueur suffisante pour que le refroidissement se fasse facilement, sans quoi il se produirait des extinctions du fait de petites variations de charge inoffeiisivés.
Pour le plomb et Tétain qui sont le plus employés, on a respectivement :
formules qui correspondent à une densité de 10 et 12 ampères par millimètre carré de section du fil.
Les coupe* circuit ne sont d'un effet efficace qu'autant que les dimensions du fil fusible ont été convenablement calculées.
Les règlements français exigent que la fusion se produise quand l'intensité du courant atteint le triple de sa valeur normale ; les règlements étrangers sont moins tolérants et avec raison.
Il est nécessaire que chacun des fils d'un circuit soit muni de son coupe-circuit, et Ton construit à cet efl'et des coupe-circuit doubles.
Si l'on ne veut placer qu'un appareil par circuit, il faut les monter tous^î/r le même fil, pour chacune des
COUfE-CIRCUIT FUSIBLES
ler.
dérivàlions. La protccUon est moins efficace que dans lé cas précédent.
Ces coupe-circuit se divisent en deux catégories, les coupe-circuit simples et les coupe-circuit muUi~ pies, suivant que chacun ne protège qu'un ou tous les Bis constituant le circuit complet.
Fig. 126. — Diagramme du principe da coupe circuit Tuaiblt.
En outre, comme il est prudent de mettre un de ces appareils sur chaque dérivation, on construit des coupe-circuit de hraachement qui contiennent les organes protecteurs du circuit principal et ceux de la dérivation.
Hl
Fig, 127 et 128. — Coupe- ci rouit sitnple btcc et sans couTercIe.
Nous allons indiquer le principe de construction des principaux types de chacune des trois catégories.
166 l'éclairage ÉLEGTniQUE
CoUPE-ClRCUIT SIMPLE. — SuF UD SUppOft 86 tfOU-
vent deux plots;) p (Fig. 126) reliés chacun à l'une des sections du lil à protéger.
Un plomb fusible m réunit les deux plots, et dana presque tous les modèles de coupe-circuit, un couvercle protège les objets voisins contre la projection de gouttelettes de plomb fondu. (Fig. 127, 128, 129, 130.
Il est destiné aux circuits parcourus par des courants de faible intensité et se recommande pour les installations intérieures.
Coupe-circuit Edison. — Le support est muni, à droite et à gauche, d'une borne qui reçoit la section
Fi({. 129 el 130. — Coupa-circuit tîmple : coupe et vue sans couvercle.
correspondante du fil de ligne. La borne de droite se prolonge, par une lame métallique montée en ressort, jusque dans l'évidement ménagé au centre et dont les parois métalliques sont taraudées; cet anneau conducteur communique avec la borne de gauche {Fig. 131).
Le plomb fusible est monté dans l'évidement du centre, et il relie électriquement la borne de gauche à celle de droite par la lame et Vanneau.
A cet effet, le fil de plomb est enfilé dans un godet
COUPE-CIUGUIT FUSIBLES 167
dit boachon de sûreté (Fîg. 1S2 et 133), on verre, dont le fond est percé (pour établir la commuaication avec la lame) ; il est soudé au couvercle métallique du godet, couvercle dont la sur- ,., „„ ,, . ., ^,, face extérieure est filetée et se visse dans Vanneau.
Ce dispositif s'oppose bien aux projections de plomb.
. 132 et 133. - IJélaiis du bouchon Fig. m. - Couvercle du
Coupe-circuii à harelte mobile Sage el Gnllet. Dans les appareils du premier genre le fil de plomb est fixé direclement sur le coupe-circuit ; dans les coupe-circuits à barette mobile le fil de plomb est au contraire monté sur une pièce mobile appelée barelle {Fig.
La barette est formée d'un prisme rectangulaire en matière isolante, portant à demeure
- Embase du e et GcilUt.
168 l'éclairage electriqce
dnux ceintures métalliques, munies chacune d'une vis pour prendre les extrémités du fil de plomb. Le support est représenté Fig, 136 ; il porte deux rainures J/J/qui recevront les extrémilés du fil conducteur que l'on pince sous les vis Ji. S. Chaque vis est fixée à une pièce métallique portant deux prolongements extérieurs, aa! et bb'. L'encartement des deux lames aa' et des deux autres bb' est un peu inférieur à la largeur des ceintures métalliques de la barette,
Le fil de plomb étant placé sous les vis de la barette et les extrémités du fil conducteur fixées aux vis US (Fig. 136), on introduit la barette entre les lames aa^ et bb'. Le coupecircuit est complètement installé
Fig. 137. -Coupe- (^ 'g- l^')-
circuit Sage et Le courant arrivant par N, par
Gniiet muni de exemple, passe de la vis S aux lames
bb', à la ceinture, à la vis, au fil de
plomb — puis à la seconde vis de la barette, aux lames
aa à la vis ^ et à la seconde