‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 3)Chapitre 22 sur 98 · COUPE-CIRCUIT FUSIBLES · texte numérisé non relu

COUPE-CIRCUIT FUSIBLES

Les baretles sont mobiles et le remplacement du plomb fusible est facile, Cbacunc d'elle a ses extrémités prises entre des lames de coniact formant ressort, montées sur l'embase du plot qui reçoit la seclion correspondante du fil de ligne.

Ce coupe-circuit est destiné aux courants intenses^ — Construit sur le même principe que leprécédent,ce coupe-circuit reçoit non plus des fils fusibles, mais bien, des lames de plomb ou d'alliage de plomb et d'étain.

Fig. 15Z. — Coupe-circuit bipolaire pour grandes iaUosités.

Fig. 153. — Diagramma du coupe- circuit bipolaire de branchement.

Ce modèle représente un coupe-circuit bipolaire pour courants très intenses.

Une lame de porcelaine est interposée entre les deux plombs. ,

COUPE-CIBCUIT MULTIPOLAIRES DE BRANCHEMENT. —

Leur principe est celui des coupe-circuit unipolaires de branchement. La figure ci-dessus montre leur principe d'une façon suffisamment claire pour qu'il soit inutile d'insister.

Les deux Fig. 154 et 133 représentent le coupe-circuit bipolaire Sage et Grillet pour branchement.

176 LEOLAIBAOE ELECTRIQUE

Les barettes mobiles soot montées respectivement sur chacun des fils en dérivation.

Fig. 154. — Coupe-cirouit

La figure de gauche montre l'appareil nu et celle de droite le coupe-circuit branché et muni de ses barettes.

Coupd-cirouit pour courant de haute tension.

Les coupe-circuit pour courants de haute tension doivent, pour obvier à la formation possible d'un are d'une borne & l'autre, présenter une grande longueur de plomb fusible(Fig. 157). D'autre part, pour accroître les conditions de sécurité contre les projections de métal fondu, il est bon d'enfermer le plomb dans un lubede verre ou de porcelaine présentant (Fig. 136)

Fig. 156. — Plomb fusible et aoQ eaïeloppe.

des sections transversales en porcelaine, verre ou tout autre matière isolante et incombustible.

La Fig. 156 montre la disposition intérieure d'un coupe-circuit de cette catégorie.

FILS ET LAMES POUH COUPE-CfRCUIT 177

On dislingue, au dedans de l'enveloppe ~du fil, trois blocs de porcelaine traversés par le plomb fu-

Fig 157. — Conpe-t

I pour couranUde kaule tension.

sible et qui ont pour objet de s'opposer à la formation d'arc entre les bouts du plomb coupé, par la fusion partielle du métal sous l'eifet d'ua accroissement anormal de l'intensité.

Les coupe-circuit pour baule tension se construisent aussi comme appareils multipolaires. Il faut avoir

Fig. 158. — Coupe-circuit multipolaire pour courants de haute tension.

soin d'écarter suffisamment chacun des pôles pour empêcher la formation d'arc.

La Fig. 138 montre un type tripolaire.

Fils et lames pour ooupe-circuit.

Les coupe-circuits pour courant de faible intensité emploîentdes tîls cylindriques de plomb ou d'étain qui

178 l'églairaoe électrique

peuvent être groupés en faîficeau jusqu'à une intensité de 23 à 30 ompèies. Au de là de ce chiffre on peut employer des lames représentées par les figures ci-contre.

Bloc iNTEHRurTECR automatique A PLOMBS FUSIBLES.

Cet appareil a pour but de couper le circuit quand l'intensité dépasse sa valeur normale, et de le rétablir aussitôt sur une autre lame fusible

Fig, IbD. - U.e. Mbl... '!"' *«""=■■'' ^ "»" '<"" '*' l''"tensité reste dangereuse. 11 en résulte qu'un à coup momentané n'eutraine pas une extinction des lampes prolongée jusqu'à ce que. l'on ait remplacé leprem plomb fusible.

Silesdeuxplombs viennent à sauter il y a tout lieu de supposer qu'un dérangement sérieux s'est produit.

Sur un support isolant sont fixées deux lames A. B en série sur le circuit X y. La pre-

Fig. 160.- Bloc inlerruplem- '"'^''^ P"""^» ^"^"^

automaiique. bornes C. D des.tl-

Î3ISJ0XCTEURS 179

nées à prendre les extrémités des deux plombs fusibles P. P.

La seconde porte une seule borne 0 à plomb fusible, un plot T et un levier oscillant EF, dont l'extrémité en crochet peut saisir Tune des lames de plomb.

Une quatrième borne isolée H munie d'un plot I prend la seconde extrémité du plomb P.

Un ressort à boudin S tend à rejeter le levier vers la gauche.

L'appareil étant ainsi disposé et muni de ses plombs, on arrête le levier E F sur le plomb P'. Le courant passe par P.

Si l'intensité devient dangereuse, P fond et coupe le circuit; mais le levier, sous Faction du ressort S bascule à gauche et vient reposer sur le plot I : le circuit est rétabli et le courant suit le chemin X B T E IP A.

La fusion de P couperait déQnitivement le circuit.

Disjoncteurs automatiques pour acoumulateurs.

Pour éviter le retour du courant vers la machine quand, par une cause quelconque, la force électromotrice de celte dernière revient à tomber au-dessous de celle des accumulateurs, on intercale un disjoncteur qui coupe automatiquement le circuit de charge.

La (Fig.161) représente le principe des appareils de celte catégorie.

Un électro-aimant EE en série sur le circuit principal a une armature A. A. F, mobile autour de o. Cette armature porte une pièce BB en H isolée qui peut plonger dans le mercure des godets gg^. L'extrémité sortante de l'enroulement de E aboutit au godet

L ECLAIRAGE ELEdTRtQUË

g et le circuit se continue par le fil C qui part du godet g^.

Aussi longtemps que la f. é. m. de la dynamo sera su-

Fig. 161. ^ Disjoncteur automatique.

périeure à celle de la batterie, Tarmature AF, serra attirée, et la pièce BB plongeant dans le mercure des godets assurera la continuité du circuit.

Quand la f. é, m. de la dynamo deviendra inférieure à celle des accumulateurs, l'armature ^/"tombera au moment où elle passera par zéro, sur le butoir b ; la pièce BB sortira du mercure et coupera le circuit.

L'appareil représenté (Fig. 162) comprend :

Un levier oscillant qu un ressort tend à maintenir dans la position indiquée ; ce levier porte une armature en fer doux et une brosse de contact ;

Un électro-aimant en fer à cheval en dérivation sur les bornes de Tappareil ;

Un plot-pince pour le levier,

La tension du ressort est réglée pour produire le

UISJONGTEURS 181

dêcleiidieinent du levier quand la f. é. m. de la dynamo devient iatérieure à une valeur donnée.

Pour mettre les accumulateurs en charge, on ferme le circuit en abaissant le levier sur le plot ; l'aclion

attractive de l'électro contrebalance l'effet du ressort. Si la f. é. m. vient à baisser, l'action du ressort l'emporte sur celle de l'électro ; le levier se relève et " coupe le «ircuit.

Pour remettre la batterie en charge il faut abaisser de nouveau le levier à la main.

Disjoncteur pour accumulateurs P. Nèzeraux. — Cet appareil comporte une sorte de godet métalli* que communiquant, d'une part, avec Tintérieur d'un accumulateur au moyen d'un tube et, d'autre part, avec l'un des pôles de cet accumulateur par le point de soudure ; une cloche plonge à l'intérieur du godet ; elle est guidée par la douille du couvercle, dans la, quelle se meut librement une tige à saillies; une borne de connexion forme une chape, au moyen de laquelle une came et un contrepoids peuvent se mouvoir autour de l'axe ; le support de la borne est fixé sur le couvercle du récipient et isolé électriquement des couples et de l'empattement du godet ; un bain de mercure établit la liaison électrique entre les cotiples, le godet, la came et la borne.

Si la charge des couples est complète, l'hydrogène, qui se dégage au contact des lames négatives ne trouvant d'issue que par le tube, vient exercer entre la cloche et le mercure une pression qui s'accroît jusqu'au moment où, le volume déplacé de mercure faisant équilibre au contrepoids, la cloche se soulève et fait basculer ce contrepoids, dès que son centre de gravité a dépassé la verticale ; à ce moment, la tige, cessant d'être en contact avec la came, le courant de charge est interrompu.

Après la décharge opérée, et pour remettre l'appareil en état de fonctionner de nouveau, il suffit d'enlever une petite broche un instant pour laisser échapper les gaz contenus dans le récipient, de la replacer ensuite de manière à clore hermétiquement l'accumula-

GOXJONCTEURS DISJONCTEURS AUTOMATIQUES 183

leur et de renverser à la main le contre-poids pour rétablir le circuit de charge. • Un seul appareil suffit pour une batterie.

Conjoncteurs disjoncteurs automatiques.

Conjoncteur disjoncteur Féry. — Il a pour but de couper le circuit de la dynamo aussitôt que la force électromotrice de celle-ci devient inférieure à la force contre-électromotrice de la batterie d'accumulateurs ; il rétablit le circuit aussitôt que Tanomalie a disparu.

La bobine A (Fig. 103) se place généralement dans le circuit d'excitation, mais on peut aussi la mettre en dérivation sur les bornes de la dynamo. Lorsque la machine est loin du tableau de distribution et reliée à celuici par des câbles conducteurs, on peut prendre la dérivation aux bornes d'attache de ces câbles sur le tableau de distribution. Cette bobine A constitue la partie conjonctive de l'appareil ; quel que soit le mode de liaison employé, elle polarise les pièces polaires CC et attire par conséquent la palette de fer doux M, mobile à l'intérieur de la bobine B, avec une intensité proportionnelle à la force électromotrice de la dynamo. Par suite de celte attraction, le circuit de charge se ferme en N par le godet à mercure D ; à ce moment, la différence de potentiel aux bornes de la machine baisse et l'influence de A diminue ; mais la bobine B entrant en action maintient l'équilibre en polarisant dans le sens convenable la palette de fer doux M.

Si, pour une cause quelconque, la force électromotrice de la dynamo diminue, il arrivera un moment où elle sera sensiblement égale à celle de la bat**

terie ; dès lors, il ne passera Tien ou h peu près dans la bobine B dont l'actioft sur la palette sera sensiblement nulie. D'autre part, l'action attractive de A di-

Fig. 163. — ConjoncUui' disjoncteuf Fc'ry,

niinuc-ra et deviendra insuffisante pour maintenir la palette de fer doux ; le ressort R, qui équilibre l'action de A, produira la disjonction. Comnic il ne passe alors dans la bobine B qu'un courant différentiel de faible intensité, la rupture aura lieu avec une faible étincelle. Si le ressort R ne produit pas la disjonclion à l'instant voulu, le courant se renversera dans la bobine B; par suite, les pôles de la palette changeant de signe, l'attraction se changera en une répulsion qui, s'ajou-

CONJONCTEURS DISJONCTEURS AUTOMATIQUES 185

tant à Faction du ressort R, assurera la rupture du circuit.

Le commutateur de charge peut être fermé soit avant soit après la mise en marche de la dynamo ; la charge de la batterie se produira toujours sans renversement de courant.

Réglage, — Le ressort R est le seul organe servant au réglage de Tappareil. Du mercure très propre, et autant que possible exempt de métaux lui faisant faire la queue, est versé dans les godets D et D', de telle sorte que Tune des extrémités de la barre N plonge continuellement dans le mercure du godet D' et que, au contraire, l'autre extrémité ne plonge dans le mercure D que lorsque la palette M est attirée par ce.

li est bon de recouvrir le mercure d'une petite couche de glycérine.

Pour régler l'appareil, on ouvre le circuit de charge, on met en marche la dynamo et on augmente progressivement sa vitesse ; on observe en même temps le voltmètre.

Dès que la force électromotrice de la dynamo devient un peu supérieure à celle de la batterie chargée, ce que Ton connaît par le nombre de ses éléments, on règle la tension du ressort R pour que la conjonction se produise. L'appareil est réglé. On ferme le commutateur de charge et le courant doit circuler dans le sens voulu. S'il n'en était pas ainsi, on recommencerait Topération de la même manière en augmentant un peu la vitesse de la dynamo et la tension de R. Pour se rendre compte de la sensibilité du réglage et s'assurer qu'au moment de la conjonc-

lion la force électromotrice de la dynamo n'est pas par trop supérieure à celle de la batterie, on diminuera doucement la vitesse de la machine en suivant les indications de Tampèremètre ; le conjoncteur-disjoncteur doit rompre le circuit quand l'intensité du courant passant dans la bobine B n'est plus qu'une fraction très faible du courant normal de charge.

On peut s'assurer grossièrement que cette condition est bien réalisée par l'observation de Tétincelle de rupture qui doit être très minime.

Le réglage terminé, on n'aura plus à toucher au ressort R de l'appareil que s'il est nécessaire de modifier le nombre des éléments de la batterie.

Un couvercle avec glace recouvre l'ensemble de l'appareil et le met ainsi à l'abri de la poussière.

Dans certaines installations, la partie disjonctive automatique est seule indispensable ; dans ce cas particulier, l'appareil présente les mêmes avantages que le disjoncteur ordinaire :

Parafoudres.

Les décharges atmosphériques, en atteignant un conducteur, peuvent provoquer des accidents aux machines et aux personnes, et, pour parer à cette éventualité, on intercale soit sur un seul soit sur chacun des fils de ligne un appareil dit parafoudre.

Le rôle du parafoudre est d'envoyer à la terre la décharge atmosphérique en n'y laissant passer que la plus petite fraction possible du courant produit par la dynamo au moment du coup de foudre.

Bien que présentant des dispositions de détail

PARAFOUDRES 1 8Î

différentes, la plupart des parafoudres fonctionnent d'après un même principe : la formation d'un arc qui conduit au sol la décharge électrostatique, are dont la durée doit être aussi courte que possible pour éviter que la mise à la terre des dynamos ne provoque à son tour des accidents.

Dans -rétablissement des parafoudres, il n*est pas tenu compte en général du mode ondulatoire de propagation du courant électrique; et si l'appareil est placé sur un nœud'û peut être sans utilité. Nous décrirons plus loin un parafoudre qui tient compte de cette condition du problème.

Quel que soit le principe particulier du parafoudre, l'effluve â conduire au sol suit une dérivation formée soit par un fil unique de 13 millimètres carrés de section soit par un toron de section équivalente ; la dérivation est fortement soudée à la plaque de terre, qui est constituée par une plaque de fer galvanisé, de 5 millimètres d'épaisseur, de 1,50 mètre carré de surface, enfoncée dans un endroit humide du sol.

On évitera autant que possible le voisinage de cette dérivation et d'un paratonnerre destiné à protéger un édifice voisin.

On remarquera, dans les descriptions qui suivent, que la plupart des parafoudres utilisent pour leur fonctionnement un solénoïde en série et enroulé par conséquent de gros fil. Cette disposition, bonne pour protéger une distribution à intensité constante, ne Test plus quand on l'applique à une distribution sous potentiel constant ; dans ce dernier cas il peut en effet arriver que l'intensité du courant distribué sur la ligne au moment du coup de foudre soit

insuffisant à aider au fonclionnement du parafoudre ; on évite cet inconvénient en recouvrant le solénoïde d'un second enroulement de fil fin, de telle sorte que le champ magnétique du solénoïde soit à peu près constant.

— On a essayé d'annuler complètement l'effet ou plutôt le passage dans la direction des dynamos de l'effluve engendré par les faibles décharges atmosphériques et de diviser les fortes en deux parties dont Tune forte est amenée au sol comme l'aurait été une décharge ordinaire et l'autre, la plus faible, va à la terre à l'aide d'un artifice.

On verra plus loin le dispositif adopté sur la ligne du chemin de fer électrique du Burgenstock.

Parafoudre à pointes. — C'est le plus simple des appareils de cette nature, mais peut-être aussi le moins efficace.

Il est formé par deux plaques métalliques taillées en dents de scie situées dans le même plan, et dont les pointes sont placées en regard les unes des autres.

Ces deux plaques, isolées entre elles, sont montées en série sur la dérivation à la terre.

La ligne de terre part du disque denté situé au centre (Fig. 164), tandis que les deux fils de ligne sont reliés à chacun des plots représentés à la partie supérieure.

Quand une décharge atmosphérique se produit, un arc jaillit entre les pointes des deux plaques et, par ce pont, le courant passe au sol. Quand l'effet de la décharge a cessé, l'arc s'interrompt et le régime reprend son cours normal.

La formation de l'arc étant due à un excès de

PARAFOUDRES 189

différence de potentiel entre les deux plaques, il se peut qu'une élévation accidentelle de la différence do potentiel entre la terre et la ligne fasse fonctionner le parafoudre et mette les dynamos à la terre. On évitera cet accident en plaçant entre les doux plaques une feuille de papier ou de toute autre matière isolante.

Lo paratonnerre peut ôtre muni d'un coupe-circuit double.

Parafoudre van Nuis. — Cet appareil peut être employé quand le retour se fait par la terre. Il

, j • ■ ji Fis. Ib4, — furaioudre

est composé, en principe, d un *^ , . groupe de parafoudres élémentaires qui viennent successivement en circuit au fur et à mesure que les coups de foudre tombent sur la ligne.

Le parafoudre, proprement dit, est formé de deux fils de laiton, maintenus chacun dans un bouchon do caoutchouc mou ; ces bouchons ferment les deux extrémités d'un tube de verre, et les deux bouls des fils de laiton sont placés en face et 4 environ 1 à 1,5 millimètre l'un de l'autre. Quand un coup de foudre frappe la ligne, un arc se produit entre les deux extrémités des fils de laiton qui sont volatilisés et coupent le circuit.

Sur un même support en porcelaine sont fixés parallèlement dix parafoudres élémentaires dont les ïils sont recourbés et coupés à une longueur telle que le couvercle une lois mis en place, ils voisinent, sans les toucher, deux tiges de charbon logées dans

les rainures à la partie inférieura du bloc de porcelaine. Ces liges iorment les deux pôles du circuit ligne-terre. Des coins mobiles en charbon relient le fU fusible aux crayons de charbon.

Le coup de foudre fait tomber les blocs reliant le parsfoudre qui a fonctionné, et le til fusible suivant se trouve prêt h servir à son tour.

Parafoudre Thomson. — L'un des plus ingénieux et des plus employés, il se compose d'un électroaimant et de deux croiseanis métalliques isolés entre eux (Fig. 163).

L'un des bouts du ftl de ligne, celui qui vient de la dynamo, est relié à l'une des extrémités du fll

Vue de lace Vue de profil

Fig. 165. — Parafoudre Thomson.

d'enroulement de l'électro-aimant, tandis que l'autre bout est relié à l'un des croissants ; celui-ci est réuni électriquement à l'autre extrémité de l'enroulement de l'éleclro-aimant.

Le second croissant est l'origine de la dérivation au sol.

Sous l'influence du coup de foudre, l'arc jaillit entre les parties rapprochées des croissants ; mais

PARAFOUDRES

aussitôt il est soufflé par rélectro-aimant, s'élèye en même temps qu'il s'allonge, et finit par s'éteindre.

En suivant Tare, la décharge atmosphérique s'est écoulée dans le sol ; mais en même temps une fraction du courant produit par les dynamos s'est perdue par la même voie.

En montant la dynamo sur la bobine de l'électroaimant, on diminue la perte au sol du courant de distribution grâce à la self-induction de l'électro.

Les bornes LU sont destinées à recevoir les deux extrémités du fil de ligne ; la borne T est l'origine de la ligne de terre.

Para foudre de la Central Electric C^ {Chicago), — Tout en atteignant le même but que celui de Thomson, cet appareil présente l'inconvénient de posséder un mécanisme plus compliqué (Fig. 166).

Sur un fil de dérivation dd sont montés en série

TëJ*J*e

¥\^. 166. -^ Parafoudre de la Central Electric Cfi.

un électro-aimant E et une pointe de charbon fixe c ; une autre pointe de charbon / fixée à l'armature

mobile a de Téleclro -aimant se trouve sur le second bout du fil de dérivation.

Quand la décharge se produit, Tare jaillit entre les pointes de charbon et l'armature mobile est attirée par Télectro-aimant. L'arc s'allongeant s'éteint et, par le jeu d'un mécanisme spécial, l'armature mobile reprend sa position primitive en même temps que la pointe mobile de charbon f qui n'a pu venir se coller contre la première.

Parafoudre Keystone. — Cet appareil, spécialement destiné aux circuits de lampes à arc en série ne contient aucun circuit à self-induction. L'interruption de l'arc formé par la décharge est obtenue par la dilatation de l'air renfermé dans un espace clos eu matière incombustible.

Il se compose (Fig. 167) d'une boîte incombustible B

renfermant un parafoudre à pointes pp portant de chaque côté un bloc de charbon c c\ sur l'extérieur sont fixés deux bras mobiles //, reliés chacun à une borne mm de prise de courant et munis à leur extrémité libre d'un crayon de charbon // qui traverse la boite et vient s'appuyer sur un des blocs précités.

Le parafoudre se monte en dérivation entre les conducteurs principaux de la distribution, les deux bras mobiles abaissés ; aucun courant ne passe dans cette dérivation.

t//f/^y/^^y/^^/'yyj'//'yy^^y/^^^/fy^y^/yy/y//*////u/inv///f////i

Fig. 167. — Parafoudre Keystone.

PARAFOUDRES 193^

Sous raetioii de la décharge atmosphérique l'arc se forme entre ks pointes du parafoudre et échauffe brusquement l'air de Tenceinte. La dilatation des gaz chaçse les crayons mobiles, et les deux arcs qui prennent naissance provoquent une dilatation nouvelle et si brusque de l'air, que les deux bras mobiles sont lancés et rompent leurs arcs en coupant le circuit de dérivation. Les bras retombent et l'appareil est de nouveau prêt à fonctionner.

On pourrait croire a priori que réchauffement de l'air de l'eaceinte demande un temps plus long qu'il ne convient ; mais il n'en est rien, car on a pu mettre à différentes reprises une station en court-circuit sur ce parafoudre sans qu'il en soit résulté le moindre inconvénient.

Parafoudre Wirt. — Cet. appareil (Fig. 168) est formé par la superposition d'un certain nombre de disques a et 6, alternativement en zinc et en mica, percés en leur centre.

Une vis V munie d'une paire d'écrous maintient les disques en contact les uns avec les autres ; elle met en communi-

cation la ligne ' W/Mm/MA avec le disque de »^^ | C zinc le plus proche. ]kmmm I m

^%2gggg?^

mff^fff^mi

^^^fmfmff^jm.

Le disque le plus Wàm^

éloigné est relié au -^'Z'"

1 Fig. 168. — Parafoudre Wirt.

Tank Arrester. — Cet appareil a été combiné pour assurer une. protection efficace des machines, la décharge atmosphérique ayant un caractère oscillatoire.

LEGLAIRAQS ELECTRIQUE

Il se compose (Fîg. 169 et 170) de deux parties distinctes : une bobine B de gros fils présentant un petit

nombre de spires et une cuve pleine d'eau courante C G.

La bobine est montée en série sur le circuit, mais un certain nombre de dérivations y sont branchées qui aboutissent à des électrodes ee plongeant dans la cuve à eau.

Des résistances inductives placées sur la ligne, entre le conducteur du courant et la dynamo, forcent la décharge à 9e rendre aa soi, et le sombra convenable des dérivations prises sur la bobine du

Fi g. 169. — Tank Arrester.

Fig. 170. •— Schéma des connexions du Tank Arrester.

parafoudre donne la communication par des points nodauK seulement.

D'autre part, le mouvement de l'eau assure la

PARAFOUDRES 195

continuité de la décharge et s'oppose à une surélévation daugereuse du potentiel.

En temps normal, la perte par Teau est insigniQante et de plus on peut ne laisser le liquide en mouvement qu'en temps d'orage.

Parafoudre du Burgenstock. — L'une des plaques d'un parafoudre à pointes est réunie à la bobine d'un électro-aimant de faible résistance ohmique mais d'une grande résistance inductive. L'autre extrémité de la bobine communique avec un condensateur dont une armature est mise à la terre.

Parafoiidres Wurtz, -— M, A.-J. Wurtz, en faisant des recherches sur un parafoudre, dans lequel l'arc, se formant dans un vase fermé, provoquait l'expansion de gaz qui soufflaient l'étincelle, a remarqué des phénomènes qui peuvent avoir quelque importance dans la construction des parafoudres et qui indiquentcertaînes propriétés peu connues des difiFérents métaux. Il a remarqué, au début, qu'en faisant éclater un arc à travers l'air, entre deux pièces de ôronze (cuivre et étain), cet arc se maintenait indéfiniment, tandis que si ces pièces étaient faites en laiton (cuivre et zinc), Parc produit était très faible et s'éteignait rapidement de lui-même. Pour faire l'essai, on plaçait deux baguettes métalliques vis-à-vis l'une de l'autre en laissant un intervalle de 1 à 2 millimètres. On réunissait les pièces opposées aux deux conducteurs principaux d'un alternateur marchant à 1000 volts, et l'on mettait dans l'intervalle libre un fragment de feuille d'étain pour

amorcer l'arc. *

En opérant dans ces conditions avec les différents métaux, M. Wurtz a trouvé que le zinc présente sous

ce rapport des propriétés tout à fait remarquables, et que l'arc est étouffé instantanément. Le cadmium, Tantimoine et le mercure présentent les mêmes phénomènes d'arrêt de l'arc. Le mercure a donné les meilleurs résultats, quand on l'appliquait sous forme d'amalgame sur un support en cuivre. L'extinction se faisait si rapidement qu'on ne voyait aucune trace d'étincelle après un court-circuit sur un alternateur de 1000 volts.

La théorie que M. Wurtz suggère pour l'explica* tion de cette propriété de certains métaux, appartenant aux deux groupes du zinc et de l'antimoine, est que les métaux qui empêchent le maintien de l'arc forment au moment du passage de l'étincelle un oxyde qui, vaporisé, offre une très grande résistance au passage du courant. Les autres métaux, d'après cet expérimentateur, produisent des vapeurs métalliques qui maintiennent la bonne conductibilité et par conséquent l'arc.

Les expériences réussissent très bien pour les courants alternatifs. Il en est autrement pour les courants continus ; l'arc, dans ce cas, est diminué comme volume, mais l'extinction ne s'opère pas aussi bien. M. Wurtz a remarqué un fait intéressant en examinant le phénomène pour des intervalles différents. Avec les courants alternatifs et le zinc ou l'antimoine, l'arc s'éteignait immédiatement pour les distances inférieures à 1 millimètre ; par contre, il se maintenait à une distance de 23 millimètres. L'auteur ne 4oiu^e aucune explication de cette anomalie. Pour que l'ètouffement se produise, il faut que J'espace soit très petit.

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