INTERRUPTEURS SIMPLES
sur des circuits parcourus par des courants de grande intensité parce que le bras de levier du bouton est trop court. Ils sont, par contre, très employés dans les intérieurs sur les circuits de lampes à incandescence.
En voici quelques types :
Celui de la Société alsacienne de constructions mécaniques est construit sur le principe énoncé précédemment.
On dislingue sur la Fig. 214 les deux plols et la brosse. Celle-ci est faîte d'un assemblage de lames de cuivre repliées sur elles-mêmes.
Suivant la position du bouton elles portent ou non sur les plols.
La Fig. de droite représente le couvercle de l'appareil et le bouton de manœuvre.
Sur un soi;Ic l'u matière isolante sont fixés deux
secteurs évidés en cuivre, respectivement reliés à chacune des sections du fil.
L'axe du bouton porte deux bras en cuivre diamétralement opposés.
On conçoit qu'en faisant tourner le bouton pour
amener les bras chacun sur un plot on ferme le circuit.
L'appareil est protégé par un couvercle vissé dont on voit la coupe sur la Fig. 213.
Interrupteurs unipolaires rotatifs à brosses. — Dans cet interrupteur destiné aux circuits puissants, le mouvement est communiqué par la manœuvre d'un volant.
L'axe de ce dernier porte deux brosses reliées entre elles qui viennent frotter sur deux plots légèrement évidés.
Cette disposition assure la fixité du système en s'opposant à un mouvement de retour des brosses sous l'action de l'élasticité des lames qui les forment.
Interrupteurs unipolaires avec coupe-circuit. — La barre du levier est prise de chaque côté entre deux brosses laites de lame de métal recourbé : il y a 4 points de contact (Fig. 216).
L'appareil est muni d'un coupe-circuit.
Fig. 216. — Interrupteur avec coupe-circuit.
L'interrupteur représenté par la Fig. 217 montre bien la disposition des brosses. On distingue à droite et à gauche du levier une série de lames parallèles, juxtaposées, et repliées sur elles-mêmes. Ces deux brosses font ofQce de ressort en même temps que de plot.
INTEBRUPTEURS SIMPLES
Cet interrupteur est destiné aux courants de forte intensité. TI est muni d'un coupe-circuit sur la droite.
Inlcrrupleui- pour mines. — Les deux sections i
d'un des fils du circuit pénètrent dans un tube de caoutchouc lermipé par une poire munie d'un crochet.
La poire fermée à sa partie inférieure (Fig. 219) contient du mercure. Si le tube pend librement, le mercure ne touche pas les fils et le circuit est ouvert. Si au contraire on relève la poire, le mercure vie^t au contact des fils et ferme le circuit.
En résumé, pour fermer le circuit on relève la poire que l'on fixe à une boucle par son crochet, (Fig. 219) et pour l'ouvrir, on laisse pendre le lujje, (Fig. 220).
Interrupteurs multipolaires.
Quand on interrompt le courant dans un circuit, il est préférable de couper simultanément tous les fils. Les interrupteurs multipolaires réalisent celte condition et ne sont en quelque sorte qu'un assemblage d'interrupteurs unipolaires commandés par une seule jiianette.
Interrupteurs rotatifs. — L'interrupteur bipolaire de la société des Téléphones est formé d'un socle en matière isolante portant 4 plots, correspondant deux à Tun des fils du circuit, et deux au second fil. Les fils sont amenés par les échancrures que l'on voit à la base du socle et pris sous des vis.
L'axe du bouton porte deux brosses doubles disposées suivant deux diamètres rectangulaires, et montées de telle sorte que toutes quatre portent ou non à la fois sur les plots (Fig. 221).
Les sections d'un fil étant reliées aux deux plots d'une paire de brosses, ainsi que pour l'autre fil, on voit que le circuit sera établi ou coupé simultanéinent
IKTERRUPTEOBS MULTIPOLAIRES
sur les deux conducteurs suivant le sens de rotation du bouton,
Fig. 231, —Interrupteur rotatif bipolaiva. Interrupteurs à levier. — Les figures 222 et 223
Fig. aSS. — Interrupteur bipolaire à levier ouvert.
représentent riuterrupteur bipolaire de la Sociélé industrielle des Téléphones dans les positions d'ouverlure et de fermeture du circuit.
Le levier est monté sur une fourche mobiL; autour
Fig. 223. — iQterruptear bipolaira à levier fiiroiv'.
d'un axe passant par ses extrémités. Les deux branches de la fourche sont isolées entre elles, et chacune porte une barre de cuivre taillée en biseau. Ces deux barres sont parallèles entre elles.
On aperçoit sur la figure quatre plots formant pinces et formés chacun de deux lames parallèles repliées sur elles-mêmes et fendues dans le sens de leur longueur. Les plots sont disposés de façon à recevoir deux k deux les barres du levier quand on veut fermer le circuit. Us sont munis chacun d'une vis pour prendre la section correspondante du fil de ligne.
Les sections de chaque fil aboutissent chacune à l'un des plots en regard. Le courant suit le trajet suivant : plot, barre, plot.
INTERRUPTEURS MULTIPOLAIRES
Interrupteurs pour courants de haute tension.
Ces interrupteurs peuvent être établis sur les mêmes principes que les précédents, mais ils doivent présent ter un écartement bien sniu^rieur des plots d'uu
Fîg7it2i. — Jnterrupleur bipolaire pour eour»n^à haute tension.
même fil pour éviler la formation d'un arc voltaïque lors de l'ouverture du circuit.
D'autre part, la main de l'opérateur doit être aussi éloignée que possible des plots et des barres.
La figure 224 représente un interrupteur de cette catégorie.
Cet interrupteur à brosses, construit par la Société des Téléphones est muni d'an coupe-circuit à chaque pôle (Fig. 225).
On prend les lils sous les vis extrêmes représentées à droite et à gauche de la ligure.
Les interrupteurs doubles à manette, sont généralement commandés par un seul levier ; dans la figure 226 l'interrupteur double du type à brosses a ses deux organes interrupteurs réunis par une bielle que le levier actionne directement.
Les interrupteurs de cette catégorie peuvent
Fig. 220. — Interrupteur bipolaire à être logés dans une bielle pour courant k haute tension. ^^^^^ ^ couvCrcle de
verre quand ils sont montés sur des circuits de haute tension.
On évite ainsi des contacts dangereux de la main et des plots.