APPAREILLAGE DES LAMPES A ARC
Le globe non transparent absorbe de 23 à 60 % de la lumière produite par la lampe.
En même temps qu'il atténue la crudité de la lumière, le globe dépoli en diffuse les rayons ; il tend ainsi à répartir uniformément la lumière de Tare, mais incomplètement cependant, et l'on distingue toujours le foyer lumineux sous forme d'un point.
Les globes holophanes ont pour but de parer à ce dernier inconvénient et d'assurer une répartition plus uniforme de la lumière : théoriquement, on ne doit pas distinguer VarCy mais seulement le globe, dont chacun des points devient un centre d'émission de lumière.
Les globes holophanes sont faits de cristal clair portant des stries entrecroisées et découpant, dans la matière, des facettes d'une forme déterminée.
Les lampes à arc destinées à l'éclairage des devantures de magasins ou des scènes de théâtres sont souvent munies d'un globe dont une moitié est argentée : l'argenture a pour effet d'intercepter la lumière dans la direction des spectateurs et de la concentrer au contraire sur les objets à éclairer.
L'emploi de ces globes donne quelquefois lieu à des phénomènes bizarres dus à la concentration de la chaleur de l'arc et qui ont été décrits de la manière suivante par h' Electricien.
Une lampe à arc ainsi disposée avait été installée à la devanture d'un magasin du Havre ; mais, dès la mise en fonctionnement, on fit celte constatation bizarre que toutes les demi-heures une extinction de la lampe se produisait, suivie d'un rallumage rapide, et que cette extinction correspondait à la chute au fond
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du globe d'un fragment des charbons de la lampe h de 3 à 4 centimètres de longueur. Quelles que ;nt les conditions de fonctionnement de l'arc, les que fussent les valeurs données à l'inteDsité et tension, le même phénomène se reproduisait avec précision quasi mathématique, le se passait-il ? — Intrigué par cette bizarreon étudia les choses d'un peu plus près et on ne 1 pas à reconnaître que l'arc jouait tout simplet le rôle du soleil dans la fameuse expérience liis- [ue d'Archimède incendiant la flotte romaine. s était placé un peu au-dessous du centre de la re, le foyer des rayons lumineux réfléchis sur la e argentée; celle-ci se faisait, comme l'iudiit les principes de la réflexion, un peu au dessus entre, sur le charbon positif par conséquent, qui, suite de la haute température concentrée à cet oit, se consumait peu à peu et finissait par se dé- :r. Après le rallumage automatiquement produit i lampe, les choses se trouvaient remises en l'état ; ême phénomène se reproduisait une demi-heure tard et ainsi de suite.
est inutile d'ajouter que, dans ces conditions, le tat qu'on croyait atteindre, c'est-à-dire la rém de la lumière vers la devanture du magasin, it nullement obtenu, puisque les rayons lumineux ;his, ayant leur foyer au même point que les 18 calorifiques, étaient tous interceptés par le )on positif.
peut donc conclure que l'habitude de placer les es à arc au centre du globe partiellement argenté ne pratique détestable, ce qu'un peu de réflexion