‹ L'école classique française; les doctrines et les hommes, 1660-1715Chapitre 23 sur 64 · NÉRON · texte numérisé non relu

NÉRON

Hé bien donc l prononcez. Que voulez-vous qu'on fasse ?

KACIN£ lU!

AGRIPPTNE

De mes accusateurs qu'on punisse l'audace, Que de Britannicus on calme le courroux, Que Junie à son choix puisse prendre un époux. Qu'ils soient libres tous deux, et que Pallas demeure, Que vous me permettiez de vous voir à toute heure, Que ce même Burrhus, qui nous vient écouter, A votre porte enfin n'ose plus m'arrêter.

Oui, madame, je veux que ma reconnaissance

Désormais dans les cœurs grave votre puissance ;

Et je bénis déjà cette heureuse froideur.

Qui de notre amitié va rallumer l'ardeur.

Quoi que Pallas ait fait, il suffit, je l'oublie ;

Avec Britannicus je me réconcilie ;

Et quant à cet amour qui nous a séparés,

Je vous fais notre arbitre, et vous nous jugerez.

Allez donc, et portez cette joie à mon frère.

Gardes, qu'on obéisse aux ordres de ma mère.

(Britannicus, IV, 2.)

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