‹ L'École de Salerne (volume 2)Chapitre 106 sur 238 · DES MÉLANCOLIQUES · texte numérisé non relu

DES MÉLANCOLIQUES

Marquons les traits distincts de la bile noirátre : Elle rend l'humeur sombre, amére, acariátre, Peu communicative; à l'étude assidu,

L'esprit d'un doux sommeil n'est jamais détendu, Et couve ses projets d'une ardeur obstinée

Qui d'éternels périls se rêve environnée,

Leur humeur, envieuse et jalouse à l'excés,

Rit des revers d'autrui, s'irrite des suc Prompte à saisir, leur main à s'ouvrir est rétive;

Et la ruse se glisse en leur âme craintive. .

Hic somnolentus, piger, in sputamine multus ; Hebes ei sensus, pinguis facies, color albus.

MELANCHOLICI.

Restat adhuc choleræ virtutes dicere nigræ :

Quse reddit tristes, pravos, perpauca loquentes ; Hi vigilant studio, nec mens est dedita somno : Servant propositum, sibi nil reputant fore tutum. Invidus et tristis, cupidus, dextræque tenacis, Non expers fraudis, timidus, luteique coloris,

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