EFFETS DE L'ABONDANCE DU PHLEGME
Quand le phlegme a du corps détendu la vigueur, Il óte aux aliments leur ancienne saveur,
Provoque les dégoûts, l'abondante salive, D'estomac et de flancs une douleur très-vive ;
Le pouls rare, mou, lent, parfois ne se sent pas; Dans des songes trompeurs l'eau jaillit sous les pas. Le phlegme refroidit la chaleur naturelle,
[1 déprave du goût l'instinct sûr et fidèle :
Du capricieux phlegme, esclave obéissant,
Il devient tour à tour salé, doux et mordant;
Pulsatur capitis pars dextra, buccinat auris ; Dum lucis medias librat sol igneus horas, Ipsa movet, quoniam lux tertia suscitat humor 1.
ABUNDANTIA PHLEGMATIS.
Phlegma supergregiens proprias in corpore vires, Os facit insipidum, fastidia crebra, salivas, Costarum, stomachi simul, occipitisque dolores ; Pulsus adest gracilis, tardus, mollis, et inanis ; Przcedit fallax plantasmata somnus aquosus.
Irritat et minuit nativi jura caloris ; Insipidum reddit gustum, plurimumque saliva.
De salso salsus, de dulci phlegmate dulcis,
1, Sans doute pour humorem.