‹ L'École de Salerne (volume 2)Chapitre 210 sur 238 · MEDICI INCOMMODA · texte numérisé non relu

MEDICI INCOMMODA

Stercus et urina medico sunt fercula prima ; Hydrops, quartana, medico sunt scandala plana.

AD PRÆCAVENDAM ÆGRORUM INGRATITUDINEM.

Non didici gratis, nec musa sagax Hippocratis Ægris in stratis serviet, absque datis.

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On lui promet un monde à l'heure du danger,

Le malade guéri n'y parait plus songer.

L'art s'acquiert à grand prix : sur un lit de misére Qu'il ne se penche pas sans espoir de salaire.

Du médecin le zéle, au salaire pesé,

S'éteindra promptement, s’il n'est récompensé.

Il prodigue ses soins contre l'or; en paroles

S'il recoit son paiment, de remédes frivoles, D'herbes de la montagne il use vainement,

Et pour plus généreux garde drogue et piment. Lorsque son patient de plaintes l'importune,

Le docteur, attentif à sa propre fortune,

Profitant de ses cris, obtient sur le moment Quelque gage bien sür, un bon nantissement,

Cum locus est morbis, medico promittitur orbis ; Mox fugit a mente medicus, morbo recedente.

Instanter querat nummos, vel pignus habere ; Fidus nam antiquum conservat pignus amicum ; Nam si post quæris, inimicus haberis.

Dum dolet infirmus, medicus sit pignore firmus ; JEgro liberato, dolet de pignore dato ;

Ergo petas pretium, patienti dum dolor instat ; Nam dum morbus abest, dare cessat, lis quoque restat. Empta solet care multum medicina juvare :

Si qua detur gratis, nil affert utilitatis.

Res dare pro rebus, pro verbis verba solemus : Pro vanis verbis, montanis utimur herbis ;

Pro caris rebus, pigmentis et speciebus.

Est medicinalis medicis data regula talis :

Ut dicatur : da, da, dum profert languidus ha, ba!

Dixième partie. — Pratique médicale. 267

Ou mieux, argent comptant, fait solder son mémoire. Du malade sauvé chétive est la mémoire :

En ennemi l'on sait qu'il traite sans égard

Le maladroit qui parle honoraires trop tard.

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