‹ L'École de SalerneChapitre 182 sur 280 · I. Simple excoriation · texte numérisé non relu

I. Simple excoriation

Il guérit la colique et les vents, et du cœur Et des reins et du foie apaise la douleur. Mais si, dans l'estomac, l'aliment indigeste, Sans mesure absorbé, cause un trouble funeste. Si dans l'intestin droit il existe un abcès. Quelque chute ou hernie interdisant l'accès. Dans ce cas, fût-il chaud, retarde le clystère; Que s'il peut être pris, il sera salutaire. L'état du patient se consulte en ce point; Mais quand il l'aura pris, il doit ne bouger point. Le remède bientôt, agitant la matière.

Hormis quand elle est loin, l'expulse tout entière. Fréquent et varié, dans d'innombrables cas, L'usage du clystère a d'heureux résultats. Divers en ses effets, tour à tour le clystère Relâche l'intestin, l'amollit, le resserre, Eclaircit, aiguillonne, affermit ses parois. Pour les purifier, fais bouillir à la fois

Hepatis et cordis sedatur passio renum ; Si cibus est crudus, aut indigestio chymi, Aut sit apostema, val lapsus in inferiori Parte, vel ad tempus, calidum clystère retarda : Quando tamen datur, patet hinc divisio morbi ; Attendes super hoc patientis conditiones : Materise débet commotio primitus esse ; Post clystère datum, patiens requiescere débet ; Si nihil inveniat, nescit vacuare remota. EflFectus varies clystère probatur habere ; Ejus multoties communis et utilis usus : Ventrem raundificat, mordicat, moUificatque ;

Huitième partie. — Thérapeutique. 227

La mauve, la guimauve et la mercuriale : A leurs sucs dont bientôt l'heureux don se signale, Adjoins, pour obtenir plus promptement raison, L'huile de violette et le sel et le son.

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