DES MALADIES RÉSULTANT DU FLUX
Le catarrhe est le flux attaquant la poitrine,
On nomme coryza le flux de la narine.
L'enrouement naît du flux d'un gosier irrité,
L'amaurose, du flux dont l'œil est affecté.
Quand le coryza règne, une douleur domine
Aux muscles des sourcils non moins qu'à la narine ;
Sur l'oreille tantôt si le flux s'est jeté.
L'oreille pour un temps souff"re de surdité ;
S'il gagne, en descendant, la mâchoire off"ensée,
La voix, la bouche entière et la langue est blessée.
AD STUPOREM MEMBRORUM.
Si manus aut membrum senti tur babere stuporem, Siccîs ventosis studeas revocare cruorem.
DE MORBIS RHEUMATICIS.
Si fluat ad pectus, dicetur rheuma catarrhus ; Ad fauces branchus ; ad nares esto coryza. A cerebro fluxus ad subdita, rheuma vocatur, Qui veniens oculis scotomia dicitur, isque Naribus effusus coryza, superciliique Fit dolor, hic veniens aures facit has quasi surdas j Si venit ad malas ex hoc raucedo fit, osque Vulnerat ut linguam, si derivetur ab illa, Seu maxillares ad nervos, hinc dolor urget
L'École Âe Saler ne.
Des mâchoires les nerfs sont-ils atteints? les dents, Les gencives du mal souffrent en même temps ; L'angine oppresse, étrangle une gorge bridée; L'enrouement rend la voix sourde, âpre et saccadée. Si le flux du poumon occupe le canal, Une toux fatigante aggrave encor le mal ; S'il prend le poumon même, alors c'est la dyspnée Qui te suffoque, ou Tasthme à la toux obstinée. Le mucus écumeux du poumon irrité Secoue en ses assauts l'estomac cahoté.