Première partie. — Hygiène
D'une urine abondante il provoque le cours, Et du flux menstruel il rapproche les jours : Choisis donc avec soin une graine odorante, Peu brûlée, et l'écrase en liqueur enivrante.
Vinaigre.
Il dessèche beaucoup et refroidit un peu, De bile noire au corps il allume le feu. Il agace les nerfs, amaigrit, exténue.
Et du sperme amoindrit la semence ténue.
Cidre et poiré.
Plaines et champs fameux dç l'antique Neustrie, Des Pommiers, des Poiriers ô féconde patrie, De tes riches pressoirs le doux jus si vanté Prodigue à tes enfants la graisse et la santé.
Urlnare facit ; crebro muliebria movit.
Hoc cape selectum, validum, mediocriter ustum.
Acehim.
Infrigidat modicum, sed plus desiccat Acetum : Emaciat, macérât, melan ' dat, sperma minorât; Siccos infestât nervos et pinguia siccat.
Liquores e porno et e pyro.
Jam sua Neustriaci jactent Pyra Pomaque campi, De quibus elicies mustum, calidosque liquores; Quod si sorbebis, pinguesces atque valebis.
I, Apocope, pour melancholiam.
Hydromel.
Bienfaisant Hydromel, ta suave liqueur
Dégage Tintestin et ranime le cœur,
Et, resserrant le cours d'une veine trop pleine.
Donne à la voix plus pure un charme qui m'entraîne.
Eaii comme boisson.
Ueau, fatale boisson, nuisible en un repas, Refroidit l'estomac qui ne digère pas : Bois-en, soit, mais très-peu, si la soif te talonne ; Assez, pas trop : ainsi la sagesse l'ordonne.
Medo.
O dulcis Medo, tibi pro dulcedine me do M Pectus mundificas, ventrem tu, medo, relaxas. Hoc dicit medo : qui me bibit hune ego lœdo ; Hoc sic vult medo : cum confestim sibi me do, Stringit medo venam et vocem reddit amœnam.
Totus aqua.
Potus aquae sumptus fit edemi valde nocivus.
Hinc friget stomachus, crudus et inde cibus. Si sitis est, bibe quod satis est, ne te sitis urat; Qjaod satis est, non quod nimis est, sapientia curât.
I. Nous n'avons pas cherché à rendre ce jeu de mots intraduisible, répété deux fois en quatre vers.