‹ L'École de SalerneChapitre 134 sur 278 · Cinquième partie. — Etioîogie · texte numérisé non relu

Cinquième partie. — Etioîogie

Des pieds endoloris diffère un traitement,

Pour voyage lointain pars et ceins-toi gaîment ;

Mordu par un serpent guérit vite un malade ;

A temps plus favorable ajourne une ambassade.

Quand la lune pénètre en Phumide Verseau^

De planter vient le temps : plante maint arbrisseau ;

Dresse encor dans les airs les murs d^une tour haute ;

Mais toucher à la jambe est une grave faute ;

L'obstacle des chemins au but plus tard conduit.

A travers les Poissons quand la lune poursuit,

D'un remède trop vain n'irrite pas la goutte

Qui tourmente tes pieds ; mets-toi sans peur en route ;

Soigneux de ta santé, prends quelque potion;

Du sein maternel sort un informe embryon.

MOIS DANGEREUX DE LA GROSSESSE. Certains mois de grossesse à toute femme enceinte, Pleins de périls croissants, inspirent plus de crainte :

Intrat anguis novis cito curabitur aeger ; Inducias timuit, nihilque durabit in ipso; Capere viam tutius est, potio sumpta salubris ; Plantas ne medices, legatos mittere noli. Aquarius lunam tenet : tune crura tangere cave ; Insère tune plantas ; excelsas érige turres ; Et si capis iter, ad locum tardius ibis. Piscis habet lunam : noli curare podagram ; Carpe viam tutus; fuit potio sumpta salubris; Embryo conceptus, epilepticus exit ab alvo.

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