‹ L'École de SalerneChapitre 188 sur 278 · CONTRE L'ENGOURDISSEMENT · texte numérisé non relu

CONTRE L'ENGOURDISSEMENT

Si du sang de ta main s'est engourdi le cours, D'une ventouse sèche applique le secours.

DES MxVLADIES RÉSULTANT DU FLUX.

Le catarrhe est le flux attaquant la poitrine,

On nomme coryza le flux de la narine,

L'enrouement naît du flux d'un gosier irrité,

L'amaurose, du flux dont l'œil est affecté.

Quand le corvza règne, une douleur domine

Aux muscles des sourcils non moins qu'à la narine ;

Sur l'oreille tantôt si le flux s'est jeté.

L'oreille pour un temps souffre de surdité;

S'il gagne, en descendant, la mâchoire offensée,

La voix, la bouche entière et la langue est blessée.

AD STUPOREM MEMBRORUM.

Si manus aut membrum sentitur habere stuporem, Siccis ventosis studeas revocare cruorem.

DE MORBIS RHEUMATICIS.

Si fluat ad pectus, dicetur rheuma catarrhus ; Ad fauces branchus ; ad nares esto coryza, A cerebro fluxus ad subdita, rheuma vocatur. Qui veniens oculis scotomia dicitur, isque Naribus effusus coiy^za, superciliique Fit dolor, hic veniens aures facit has quasi surdas ; Si venit ad malas ex hoc raucedo fit, osque Vulnerat ut llnguam, si derivetur ab illa, Seu maxillares ad nervos, hinc dolor urget

2^2 V École de Salerne.

Des mâchoires les nerfs sont-ils atteints? les dents, Les gencives du mal souffrent en même temps ; L'angine oppresse, étrangle une gorge bridée; L'enrouement rend la voix sourde, âpre et saccadée. Si le flux du poumon occupe le canal, Une toux fatigante aggrave encor le mal; S'il prend le poumon même, alors cVst la dyspnée Qui te sufifoque, ou Fasthme à la toux obstinée. Le mucus écumeux du poumon irrité Secoue en ses assauts l'estomac cahoté.

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