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CONTRA OMNIA VULNERA

Vulnera sic possunt pro certo cuncta juvari. Ni loca sint mortis quibus ars nequit auxiliari, Ut cordis, cerebri, quie non possunt medicari. Accipias canopum, thanasiam, consolidamque ; Hinc artemisiam, caules rubeos, rubeamque :

Neuvième partie. — Nosologie. 241

Des autres végétaux une seule poignée.

Cette masse broyée et de vin imprégnée, Tu filtres la liqueur par un linge bien fin, Et bois ce composé de tisane et de vin. Dès le matin, à jeun, prends quatre cuillerées, Trois après ton repas et trois dans les soirées. Plus tard, cinq le matin, deux après ton repas, Le soir seulement une, et tu sors d'embarras. Ce remède, agissant par louable artifice. Purge la chair immonde, unit la cicatrice; Par la blessure ouverte, entraînant tout le mal, La sueur rétablit l'antique état normal. Bouche avec soin le vase enfermant le liquide; Sa force à l'air s^évente et devient insipide.

Manipulos rubese binos, reliquis dabis uiium, Hasque terendo simul commiscens adjice vinum : Mox ia vase novo per pannum funde liquorem, Quem bibe ssepe haustu pro parte minorem ; Jejunus mane cochlearia sume quaterna, Pransus deinde tria, sic et vespere terna. Sexta deinde die cochlearia suscipe quinque Mane, duo pransus, unum de vespere solum, Donec claudetur vulnus medicamine totum.

Sic mala per vulnus sudoribus evacuantur, Sic caro purgatur et vulnera consolidantur. Fortiter obtures os vasis, vasque repone, Ne frustreris ope, vento pereundo liquore.

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