‹ L'École de SalerneChapitre 231 sur 278 · Epilogue · texte numérisé non relu

Epilogue

Soulage la mémoire, au souvenir rappelle

Ce qu'il sut autrefois, par sa forme nouvelle.

C'est un triple avantage, agréable au lecteur,

Et de longue existence un présage flatteur.

S'il observe avec soin la prudente sagesse

Cachée en ces conseils, il passe la vieillesse.

Reçois pour ta santé mes souhaits plus nombreux

Que les fleurs des jardins, que les astres des cieux,.

Je recueille en ces vers la Flore médicale,

Grâce au secours d'un Dieu, de Clio sa rivale.

Leur suffrage acheva cet ouvrage fameux

Où sont tracés de Tart les préceptes heureux.

Gloire au Dieu bienveillant! à FEcole moderne

Par qui d'un éclat pur brille aujourd'hui Salerne.

Gloire à jamais à vous, illustre Salomon,

A vous, Maurus, Mathieu, vous Pierre, vous Ursonj,

Metra juvant animos, continent plurima paucis, Pristina commémorant, sed h^c tria grata legenti. H^c bene servando, longam vitam tibi mando. Herbas in terris, cœlo quot sidéra cernis,

A me tôt mille verba salutis habe.

Commoda dicendo fit in his, non metra tenendo, Versus per plures flores carpsi medicin^e, Opitulante Deo cum Musa tradita, Clio, Quorum suffragiis opus istud cessât inesse, In quo quseque bona tenens linguasque malignas, Grates Deo peragens, actum qui sincerat istud Auctores cui sunt pliysici Archigenis alumni, Maurus, Mathseus, Salomon, Petrus, Urso, modérai Sunt medici, per quos régnât medicina Salerni.

.270 UÈcole de Salerm.

Disciples d'Archigène et d\m art qu'on révère,

Epris d''Qn amour vrai de science sincère;

Que vos noms radieux d'honneur soient entourés

(La Muse ainsi l'ordonne) et partout célébrés.

Gardez surtout, gardez qu'un profane vulgaire

De votre art respecté ne perce le mystère :

Son éclat dévoilé perdrait sa dignité.

D'un mystère connu décroît la majesté ;

Le frivole dédain suit cette confidence.

Et la foule bientôt refuse obéissance

A des lois dont le maître a trahi les secrets.

Pour qu'ils soient observés, cachez donc vos décrets.

Honte au révélateur! et qu'il soit anathème !

Et toi, Dieu tout-puissant, Dieu^ médecin suprême,

Jette sur cet ouvrage un regard de bonté

Qui le garde vivant pour l'immortalité.

Veille : de Jupiter il brave la colère,

Il ne craint pas le fer, la torche incendiaire;

Hoc tamen medicis veris alitasque sophiaî

Clareat ad plénum, Musarum turba jubente,

Nam tua decreti majestas vilet, et omni

Privatur splendorc suo, si publica fiât.

Nam res vulgati^ semper fastidia gignunt,

Ex re vulgata contemptus, nausea surgit,

Nam majestatem minuit qui mystica vulgat,

Nec décréta manent, quorum sit conscia turba.

Exsul sit medicus physicus sécréta revelans.

Jam Deus omnipotens, medicus summus medicorum,

Digne felicitet opus istud semper in asvum,

Ipsum confirmet quod nec Jovis ira nec ignis,

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