‹ L'école de village pendant la RévolutionChapitre 21 sur 50 · Arsonval, (1 fructidor an vi · texte numérisé non relu

Arsonval, (1 fructidor an vi

Les talents et la moralité des instituteurs de la jeunesse, les principes qu'ils professent et les progrès

de leurs élèves sont exactement les mêmes qu'ils étaient avant la révolution, à moins qu'on ne dise qu'ils ont dégénéré. Et en effet cette profession a été négligée, abandonnée ; les anciens instituteurs, mal payés, contrariés par les parens des élèves et par la loi, ont adopté d'autres états, de manière que les instituteurs d'aujourd'hui en grande partie ne valent pas ceux de l'ancien régime. Ce n'est pas que leur moralité soit inférieure ; leurs principes sont même au dessus, puisqu'ils sont républicains ; mais ils enseignent suivant l'usage, jusqu'à ce que le gouvernement ait pris des mesures qui obligent les parents des élèves à se conformer au nouveau mode d'instruction, qui ne leur est que très imparfaitement connu. L'administration centrale pourrait convoquer un jury, y appeler 3 à 4 instituteurs de chaque canton, faire imprimeries livres nouveaux, et à l'instar des écoles normales, leur donner à eux-mêmes les premiers documents.

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