‹ L'école de village pendant la RévolutionChapitre 34 sur 50 · Longchamp, (2 fructidor an vi · texte numérisé non relu

Longchamp, (2 fructidor an vi

Je suis convaincu que le choix des instituteurs est de la plus haute importance; mais ce n'est pas dans nos campagnes qu'on peut espérer donner aux jeunes gens une éducation brillante. Nos instituteurs sont de bons citoyens qui se bornent simplement à enseigner à lire, à écrire et un peu à calculer. L'administration du canton a fourni aux instituteurs quelque livre élémentaire intitulé Instruction sur la morale religieuse, rédigé par l'auteur du Manuel des Théophilanthropes, avec invitation d'engager leurs élèves à s'en procurer. Malgré cette invitation, les pères et mères mette (sic) toujours entre les mains de leurs enfants des livres de morale chrétienne. Il y a beaucoup à faire sur cet objet important.

• 18. Mailly, (26 thermidor an vi).

L'éducation est singulièrement négligée. Les écoles sont fermées depuis le 1er germinal jusqu'au 1er vendémiaire. Les instituteurs, choisis parmi les anciens maîtres, sont presque tous fanatiques et sans moralité ; dans l'enseignement, ils suivent toujours la routine vétillarde et ne connaissent de livres républicains que ceux que leur a adressé l'administration. Depuis mon entrée dans l'administration, je n'ai pu vérifier s'ils en font usage.

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