SCÈNE Y
ARNOLPHE, AGNÈS , HORACE
HORACE, à Agnès.
Ne soyez point en peine où je vais vous mener; C’est un logement sûr que je vous fais donner. +.
(x) Variante :
Cette allée, ete:
Vous loger avec moi ce serait tout détruire : Entrez dans cette porte, et laissez-vous conduire.
(Axrnolphe lui prend la main sans qu’elle le connaisse. ) AGNÈS, à Horace.
Pourquoi me quittez-vous?
HORACE
Chère Agnès, il le faut.
AGNÈS
Songez donc, je vous prie, à revenir bientôt. HORACE.
J'en suis assez pressé par ma flamme amoureuse. Quand je ne vous vois point, je ne suis point joyeuse. Hors de votre présence, on me voit triste aussi. AGNÈS.
Hélas ! s’il était vrai, vous resteriez ici.
HORACE
Quoi ! vous pourriez douter de mon amour extrême ! AGNES.
Non, vous ne m'aimez pas autant que je vous aime. ( Arnolphe la tire. ) ; Âh ! l’on me tire trop.
HORACE
C’est qu’il est dangereux, Chère Agnès , qu’en ce lieu nous soyons vus tous deux; Et ce parfait ami, de qui la main vous presse, Suit le zèle prudent qui pour nous l’intéresse. AGNÈS.
Mais suivre un inconnu que...
HORACE; N’appréhendez rien :
Entre de telles mains vous ne serez que bien. AGNÈS.
Je me trouverais mieux entre celles d'Horace, Et j'aurais.
(à Arnolphe ; qui la tire encore.) Attendez.
HORACE
COMÉDIE. 65
HORACE
* Adieu, le jour me chasse.
AGNÈS
Quand vous verrai-je donc?
Bientôt, assurément.
AGNÈS
Que je vais m’ennuyer jusques à ce moment !
HORACE, en s’en allant.
Grâce au ciel, mon bonheur n'est plus en concurrence, Et je puis maintenant dormir en assurance.