‹ L'école des journalistesChapitre 4 sur 55 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les pkécédk.\s, MARTEL, en habit du matin.

PREMIER LAQUAIS

Tais-toi donc.

MARTEL

Ces messieurs sont encore à dîner?

Mais, que vois-je? Pluchard a fait illuminer!

PREMIER LAQUAIS, Voulant annoncer Martel. Monsieur vient tard, faut-il,..?

MARTEL

Non pas; je sors de table.

J'ai fait par parenthèse un dîner détestable !

A part.

Je vais attendre ici ces messieurs. 11 est dur De manger un pain sec arrosé d'un vin sur, Quand d'un si bon repas on était le convive. Mais, hélasljedépendsd'une belle... unpeu... vive, Qui me guette des yeux, qui me tient enfermé. C'est un malheur parfois que d'être trop aimé. Si l'on m'offre un plaisir, sa colère s'allume. Je refuse... et m'échappe en cet humble costume; Un frac serait suspect... pour rassurer son cœur, II faut que e sois sale et fait comme un voleur.

Regardant autour de lui.

Le salon de Pluchard me paraît fort passable Pour un appartement d'éditeur res|)oiisable. C'est fort beau; tout ceci fait honneur au journal!

Voyant qu'on alluini- le lustre.

Mais madame Pluchard a donc ce soir un bal?

PREMIER LAQUAIS

Madame?... Elle a dîné chez une de ses tantes. Sachant qu'il s'agissait d'affaires importantes. Pour laisser ces messieurs libres.

On entend lie grands rires.

MARTr.I .

Elle a bien fait.

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