‹ L'école des marisChapitre 2 sur 60 · acte I, est une imitation d'un · texte numérisé non relu

acte I, est une imitation d'un

discours que tient Demea, et

dont voici le texte.

« Grands dieux, quelle vie !

quelles moeurs! quel excès

d'extravagance ! Une femme

sans fortune qu'il va donner

à son fils ! une chanteuse

chez lui ! une maison de dé--

pense et de bruit! Un jeune

homme perdu de débauche !

Un vieillard qui radote !

Non, la Sagesse elle-même

ne viendrait pas à bout de

sauver une telle famille. »

Le stratagème qu'emploie

Isabelle pour s'entendre avec

Valère est indiqué dans la

vingt-troisième journée du

Décaméron de Boccace.

Lope de Vega, le fécond

dramaturge espagnol , a

traité le sujet de la vingt--

troisième journée dans une

comédie intitulée laDiscreta

Elle fait semblant d'embrasser Sganarelle, et donn-î sa main à baiser à Valère (II, xiv.) enamorada; avant l'Ecole des Maris, en 1G61, cette pièce avait été arrangée pour la scène française par Dorimon, comédien de la troupe de Mademoiselle, sous le titre de la Femme industrieuse. Elle avait été représentée sur le théâtre de la rue des Quatre-Vents, pendant le cours de la foire Saint-Germain, qui se tenait du 3 au 8 février. C'est une rapsodie grossière, dont on jugera par l'échantillon suivant. Tra-polin, comme Sganarelle, est auprès d'un écolier l'interprète d'une jeune fille qu'il surveille. Voici comment il s'énonce :

Enfin elle m'a dit que toutes les vertus,

Prenant son intérêt, ne t'épargneront plus.

La vertu-chou viendra pour te casser la tête,

La vertu-bleu le nez, de même qu'à la fête;

La vertu-guienne encor ne t'épargnera pas,

Et les autres vertus te casseront les bras.

Nous appelons l'attention du lecteur sur la curieuse description de

costume que fait Sganarelle dans la scène i.

L'édit contre le luxe, dont Sganarelle fait mention dans la scène ix,

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