‹ L'école des marisChapitre 30 sur 60 · SGANARELLE, UN COMMISSAIRE, UN NOTAIRE · texte numérisé non relu

SGANARELLE, UN COMMISSAIRE, UN NOTAIRE

UN LAQUAIS avec un flambeau.

LE COMMISSAIRE. Qu'est-ce?

SGANARELLE. Salut, monsieur le commissaire.

Votre présence en robe est ici nécessaire;

Suivez-moi, s'il vous plaît, avec votre clarté. LE COMMISSAIRE. Nous sortions...

SGANARELLE. Il s'agit d'un fait assez hâté.

LE COMMISSAIRE. Quoi?

SGANARELLE. D'aller là dedans, et d'y surprendre ensemble

Deux personnes qu'il faut qu'un bon hymen assemble :

C'est une fille à nous, que, sous un don de foi,

Un Valère a séduite et fait entrer chez soi.

Elle sort de famille et noble et vertueuse,

Mais...

LE COMMISSAIRE. Si c'est pour cela, la rencontre est heureuse,

Puisqu'ici nous avons un notaire.

SGANARELLE. Monsieur?

LE NOTAIRE. Oui, notaire royal.

LE COMMISSAIRE. De plus homme d'honneur.

SGANARELLE. Cela s'en va sans dire. Entrez dans cette porte,

Et sans bruit ayez l'oeil que personne n'en sorte ;

Vous serez pleinement contentés de vos soins;

Mais ne vous laissez pas graisser la patte, au moins. LE COMMISSAIRE. Comment! Vous croyez donc qu'un homme de justice... SGANARELLE. Ce que j'en dis n'est pas pour taxer votre office.

Je vais faire venir mon frère promptement :

Faites que le flambeau m'éclaire seulement.

(A part.)

Je vais le réjouir, cet homme sans colère.

Holà.

(Il frappe à la porte à"Ariste.)

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