‹ L'école des marisChapitre 55 sur 60 · GORGIBUS, CÉLIE, LA SUIVANTE DE CÉLIE · texte numérisé non relu

GORGIBUS, CÉLIE, LA SUIVANTE DE CÉLIE

CÉLIE. Oui, je veux bien subir une si juste loi,

Mon père, disposez de mes voeux et de moi ;

Faites, quand vous voudrez , signer cet hyménéc :

A suivre mon devoir je suis déterminée;

Je prétends gourmander mes propres sentiments ,

Et me soumettre en tout à vos commandements.

GORGIBUS. Ah ! voilà qui me plaît de parler de la sorte !

Parbleu ! si grande joie à l'heure me transporte,

Que mes jambes sur l'heure en caprioleraient,

Si nous n'étions point vus de gens qui s'en riraient.

Approche-toi de moi; viens çà que je t'embrasse.

Une telle action n'a pas lnauvaise grâce ;

Un père, quand il veut, peut sa fille baiser

Sans que l'on ait sujet de s'en scandaliser.

Va, le contentement de te voir si bien née

Ble fera rajeunir de dix fois une année.

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